On prévoit une foule de plus de 40 000 personnes, ce qui serait un record de la Fédération internationale de hockey sur glace, et une température entre moins 9 et moins 6 degrés Celsius.

La rivalité Canada/États-Unis se déplace en plein air

ORCHARD PARK, N.Y. — Que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur, l’entraîneur du Canada au championnat mondial de hockey junior, Dominique Ducharme, ne s’attend pas à ce que les éléments diminuent l’intensité de la rivalité entre les siens et les Américains.

«Les matchs ont toujours été serrés et nous nous attendons à la même chose, vendredi (15h), a confié Ducharme, après un bref entraînement de l’équipe sur la glace temporaire du New Era Field, le domicile des Bills de Buffalo. Oui, ce sera à l’extérieur. Mais à compter de la première mise au jeu, c’est du hockey.»

L’affrontement va se dérouler en phase préliminaire du tournoi à 10 clubs. Ce sera la première fois que des équipes nationales vont croiser le fer à ciel ouvert.

On prévoit une foule de plus de 40 000 personnes, ce qui serait un record de la Fédération internationale de hockey sur glace, et une température entre moins 9 et moins 6 degrés Celsius.

Comme dans le temps

Le Canada a démarré le tournoi en battant la Finlande et la Slovaquie. Les États-Unis ont vaincu les Danois et disputaient leur deuxième match jeudi soir, contre les Slovaques.

Jeudi, le gardien canadien Carter Hart s’est remémoré les nombreuses fois où il patinait dehors dans la cour arrière de la maison de son coéquipier Sam Steel, près d’Edmonton.

«Ressentir un peu l’air froid, avoir le nez qui coule et les pieds froids, c’était vraiment “le fun”», a dit Hart, qui sera devant le filet vendredi.

Le Canada domine les confrontations 33-10-3, mais les Américains ont gagné les trois dernières rencontres.

Parmi les 26 matches de la LNH à avoir été présentés dehors, cinq l’ont été avec des températures de - 7 Celsius ou plus froid.

Le stade des Bills a accueilli la première Classique hivernale en 2008. Les Sabres avaient alors été battus 2-1 en fusillade par les Penguins de Pittsburgh.

L’attaquant canadien Dillon Dube dit que l’état inégal de la glace va amener les deux formations à simplifier leur jeu : faire de courtes passes et lancer le disque au fond de la zone adverse. «Ça va être très “de base”, croit-il. Ça va être amusant, du hockey à l’ancienne. Mais c’est sûr que de jouer dehors, ça rend les choses encore plus folles.»