Limité à sept buts et 12 aides en 63 matchs avec les Flames l’an dernier, James Neal a déjà surpassé sa faible production de buts de 2018-2019. Avec neuf filets au compteur, il partage le premier rang avec David Pastrnak, des Bruins de Boston, et totalise dix points après neuf rencontres.

La renaissance de James Neal à Edmonton

WINNIPEG — James Neal n’a pas eu l’impression d’être lui-même la saison dernière et il savait qu’il devait apporter des correctifs.

Le nouvel attaquant des Oilers d’Edmonton a augmenté son entraînement estival en gymnase et sur la glace, afin d’être prêt pour un nouveau départ après qu’une décevante saison avec les Flames de Calgary eut mené à une transaction entre les deux grands rivaux albertains en juillet.

Neal dit avoir «consenti une tonne d’efforts» avec Shawn Allard, un spécialiste du patinage, et avec Gary Roberts, un ancien joueur de la LNH qui se concentre maintenant sur le conditionnement physique. Il a notamment confié qu’il s’est entraîné sur glace avec Allard quatre fois par semaine, à compter de juillet, dès 6h30.

«Je voulais revenir à qui j’étais», a expliqué Neal avant la défaite de 1-0 des Oilers en tirs de barrage, dimanche, contre les Jets de Winnipeg.

«Je voulais patiner comme je me savais capable de patiner. Je voulais être capable de tirer la rondelle comme je me savais capable de tirer la rondelle. Je voulais retrouver tous les aspects que j’ai eu l’impression de voir disparaître pendant l’année à Calgary.»

Tout ce temps supplémentaire a rapporté des dividendes à l’Ontarien de 32 ans, et aux Oilers.

Après avoir été limité à sept buts et 12 aides en 63 matchs avec les Flames - loin derrière ses dix saisons consécutives avec au moins 20 buts - Neal a déjà surpassé sa faible production de buts de 2018-2019.

Avec neuf buts au compteur, il partage le premier rang avec David Pastrnak, des Bruins de Boston, et totalise dix points après neuf rencontres. Six de ses neuf buts ont été inscrits lors d’avantages numériques.

De plus, Neal a établi un record d’équipe avec le plus de buts, sept, après les quatre premières parties de la saison, effaçant la marque que détenaient Glenn Anderson et Wayne Gretzky.

Il a aussi connu un match de quatre buts, un sommet personnel en carrière, dans une victoire de 5-2 le 8 octobre contre les Islanders de New York.

Le spectaculaire départ de Neal a aidé les Oilers à se façonner un dossier de 7-1-1, ce qui les laisse au premier rang de la section Pacifique. Il s’agit là d’un changement salutaire pour une équipe qui a raté les séries éliminatoires lors de 12 de ses 13 dernières saisons.

«C’est agréable. Ça rapporte, a affirmé Neal en parlant du temps supplémentaire consacré à l’entraînement. Une bonne partie de tout ça est psychologique, aussi.»

«Vous cherchez à retrouver votre confiance. Vous cherchez à retrouver votre assurance. Vous cherchez à retrouver cette bonne sensation qui vous permet de croire que vous pouvez être l’un des meilleurs joueurs.»

Contrat de cinq ans

Les Flames avaient embauché Neal à titre de joueur autonome en juillet 2018 et lui avaient accordé un contrat de cinq ans, d’une valeur globale de 28,75 millions $ US. Il venait de participer à la finale de la Coupe Stanley lors de deux campagnes consécutives, avec Vegas en 2018 et avec Nashville en 2017.

Ces deux longues saisons ne lui ont pas donné beaucoup de temps pour récupérer et s’entraîner pendant l’été, a-t-il noté.

«Je pense que vous ne réalisez pas tout ce qu’exige une participation à la finale, à quel point votre corps est abîmé et ce qu’il vous reste.»

Malgré tout, il était déterminé à apporter sa contribution pour aider les Flames et ne peut expliquer ce qui n’a pas fonctionné.

«Ils me versaient beaucoup d’argent pour marquer des buts et être un élément vital de cette équipe. Je suis arrivé et j’ai occupé un rôle sur un troisième et un quatrième trio», a déclaré Neal.

«Pour une raison que j’ignore, ça n’a tout simplement pas fonctionné et ce n’est donc pas une chose ou une autre. On peut blâmer quiconque et dire tout ce que l’on veut, de mon côté, j’aurais pu être meilleur. Je pense que les choses auraient pu être différentes.»

Après son échange à Edmonton en retour de Milan Lucic, Neal a pris le repas avec Dave Tippett, le nouvel entraîneur-chef des Oilers et l’homme qui se trouvait derrière le banc des Stars de Dallas lorsqu’il a amorcé sa carrière dans la LNH en 2008-2009.

«Il était emballé, a raconté Tippett en parlant du meeting. Il était positif face au changement et excité de joindre une équipe où il aurait plus d’opportunités que l’an dernier et de voir ce qu’il pourrait faire. De toute évidence, il est arrivé et jusqu’à maintenant, il joue très bien pour nous.»