Aux prises avec de nombreuses blessures au bras qui ont presque mis fin à sa carrière, Cory Jones (24) a connu un regain de vie surprenant avec les Miners cette saison. Le droitier de 27 ans a d’ailleurs effectué deux départs contre Trois-Rivières en demi-finale, effectuant pas moins de 150 lancers lors de ces deux sorties.

La renaissance de Cory Jones

Le grand droitier Cory Jones, qui prendra le départ dans le troisième match de la finale pour Sussex County, a connu une véritable renaissance. Celui qui avait lancé seulement 181 manches en six saisons chez les pros en a déjà lancé 130 seulement cette saison, en plus de faire 150 lancers à chacun de ses deux derniers départs.

«C’est incroyable, n’est-ce pas? Mais je me sens tellement bien maintenant après plusieurs saisons qui ont été perturbées par les blessures», expliquait mercredi celui qui n’a pas lancé du tout en 2015 alors qu’il était dans l’organisation des Cardinals de St. Louis.

«J’avais subi l’opération Tommy John [reconstruction du ligament latéral interne du coude en le remplaçant par un tendon venant d’une autre partie du corps] et après, à mon retour, j’ai eu toutes sortes de problèmes d’épaule», poursuit le Californien, choix de cinquième ronde au repêchage des ligues majeures de 2012.

Vélocité à la baisse

Au début de la saison, Jones était même près d’accrocher son gant quand il a constaté que la vitesse de sa balle rapide avait chuté à 82 milles à l’heure, alors qu’elle pouvait atteindre 95 milles à l’heure à ses meilleures années. «Je crois avoir traversé cette période difficile maintenant. Je touche parfois de nouveau 93 milles à l’heure, et régulièrement entre 88 et 91 milles à l’heure», explique-t-il.

Au début de l’année, à l’aube de ses 27 ans, il croyait qu’il allait disputer sa dernière saison en carrière. Plusieurs dizaines de manches de qualité plus tard, son point de vue a changé.

«Jamais je n’aurais cru avoir une saison comme ça en un million d’années», déclare-t-il à propos de ses 11 victoires en saison régulière. «De plus, je n’ai jamais eu autant de plaisir.

«C’est certain que je pense à ce qu’aurait pu être ma carrière si ce n’avait pas été des blessures», reprend-il. «Surtout que plusieurs gars de mon année de repêchage, comme Stephen Piscotty, Michael Wacha, Patrick Wisdom et mon bon ami Kyle Barraclough [releveur des Marlins de Miami] sont maintenant dans les majeures.»

Le rêve reprend

Maintenant, Jones se permet lui aussi de rêver à un éventuel retour dans le giron du baseball affilié après avoir vu ses coéquipiers David Rollins et Alex Demchak signer respectivement avec l’organisation des Mariners de Seattle et des Red Sox de Boston au cours des dernières semaines.

«J’ai fait 150 lancers à mes deux derniers départs et je suis encore en pleine forme. Je pourrais même lancer aujourd’hui!» affirmait-il mercredi. «Je suis rendu à un point où je me sens tellement bien que je crois que je pourrais lancer 200 manches.»

Et ne comptez pas sur son gérant Bobby Jones (aucun lien de parenté) pour le contredire. «La réussite de Cory démontre à quel point le travail acharné peut porter fruit. Il était près d’être libéré en début de saison, car sa rapide avait trop perdu de vélocité, mais il a travaillé fort et ça a payé. «C’est incroyable. Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé, mais c’est à la fois bizarre, bon et excitant!»