Sébastien Bouchard s’est blessé au biceps gauche, samedi soir au Centre Vidéotron, ce qui l’a forcé à abandonner et perdre par K.-O. technique.

La promesse d'Yvon Michel à Sébastien Bouchard

L’heure n’était pas à la fête, samedi, dans les couloirs du Centre Vidéotron. Même Marie-Ève Dicaire, qui venait de défendre son titre de championne du monde pour la troisième fois, s’en est aperçue. Sans compter le malheur qui s’est acharné sur le boxeur de Québec, Sébastien Bouchard.

Le favori local a subi une rupture du tendon du biceps distal gauche à la 51e seconde du quatrième round, ce qui l’a forcé à abandonner et perdre par K.-O. technique face au Montréalais Ayaz Hussain.

Dans son coin, le visage défait par ce mauvais coup du sort, Bouchard a eu droit à quelques mots de réconfort du promoteur Yvon Michel. Il n’a pas à s’inquiéter, on lui a promis de lui offrir la chance de se battre à nouveau au terme de la rééducation de six mois qui suivra l’intervention chirurgicale qu’il devra subir. Il y a deux ans, Bouchard avait été opéré pour la même raison, mais au biceps droit.

«Je lui ai dit : ne t’en fais pas, Sébastien, peu importe ce qui va arriver, on va être là, tu feras toujours partie de l’équipe», a raconté le président de GYM au début de la nuit.

Au-delà du boxeur, il avait de la peine pour l’homme, qu’il a appris à connaître et à apprécier.

«Un bon gars»

«On parle d’un bon gars, ici, un homme de famille et un athlète dédié. On voudrait tellement qu’il parvienne à percer les classements mondiaux. On avait confiance que ce combat pouvait le lancer. Même si l’autre avait un peu plus de style, Sébastien s’installait bien, il avait de la hargne et plus de chien. Il savait ce qu’il faisait et il était en voie de le casser», a estimé Michel.

Mais voilà, le corps de Bouchard l’a laissé tomber, comme c’est le cas depuis deux ans.

«Ça fait mal au cœur. Je vais faire ce que je fais depuis le début de ma carrière, je vais revenir», a dit le principal intéressé après l’incident l’ayant privé de mettre la main sur les ceintures NABA Américain et Canadien, ce qui aurait été une première pour lui.

Bouchard faisait partie des projets à court terme de GYM. Il devait être de la finale au Casino de Montréal, le 8 février, et serait revenu se battre au Centre Vidéotron sur la carte de la fin mars que prépare Yvon Michel. Il devait aussi être le point de mire d’une future série qui doit commencer au Théâtre Le Capitole, en mai 2020.

«Il était notre gros nom pour lancer cette série. On devra trouver quelqu’un d’autre. On va lui donner une autre chance, absolument», ajoutait Michel.

Ce dernier a déjà réservé les dates du 27 et 28 mars, au Centre Vidéotron, pour y tenir un événement qu’il qualifie déjà de majeur. La date sera déterminée par le calendrier éliminatoire des Remparts. Mikaël Zewski devrait s’y trouver. Pour ce qui est de Marie-Ève Dicaire, tout dépendra si le projet d’un événement d’envergure prévu dans le cadre la Journée internationale de la femme, le 8 mars à New York, a lieu. Sinon, elle sera de retour à Québec.

«Idéalement, on aimerait mieux que Marie-Ève revienne à Québec un peu plus tard avec les titres unifiés IBF et WBA. C’est pour ça qu’on a tenu cette finale [intérimaire] WBA», a noté Michel à propos d’un autre combat féminin ayant eu lieu, samedi, dans un gala qui n’a pas été économiquement rentable, selon lui, avec la présence de 2369 spectateurs, dont plusieurs ont quitté les lieux avant la conclusion de la finale plutôt terne ayant opposé Dicaire à la Vénézuélienne Ogleidis Suarez.