«On veut garder la même philosophie que l’on a depuis le début, soit le développement. On veut progresser comme équipe», a déclaré l'entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy.
«On veut garder la même philosophie que l’on a depuis le début, soit le développement. On veut progresser comme équipe», a déclaré l'entraîneur-chef des Remparts Patrick Roy.

La progression au menu des Remparts

Vendredi soir à Victoriaville, les Remparts amorceront le sprint final de leur présente campagne. Et même si ses hommes n’ont plus que 15 matchs à disputer avant la fin du calendrier régulier, Patrick Roy n’a pas l’intention de changer quoi que ce soit dans sa manière d’aborder cette séquence, la dernière des siens avant les séries.

«On veut garder la même philosophie que l’on a depuis le début, soit le développement, a déclaré l’entraîneur-chef des Diables rouges. On veut progresser comme équipe. On aime ce que l’on a vu en fin de semaine passée et maintenant, est-ce que l’on peut emmener ça, par exemple, contre Victoriaville et Rimouski, lors du prochain week-end? C’est la constance que l’on veut aller chercher match après match. C’est un peu l’objectif.

«On continue à faire beaucoup de vidéo. Moins on joue et plus on fait du vidéo pour s’assurer que le focus soit à la bonne place et que les détails soient bien appliqués.»

Occupant le 15e échelon du classement général, à égalité avec les Cataractes qui ont cependant deux matchs en main, les Remparts ne sont qu’à six points du neuvième rang occupé par les Huskies.

Dilemme

Derrière eux, les Mooseheads, 17e, ne sont qu’à six points des Québécois. En tant que dg de l’équipe, Roy est devant un dilemme. Vaut-il mieux que ses hommes progressent au classement ou qu’ils demeurent dans le peloton des moins bonnes équipes question d’augmenter ses chances d’avoir un meilleur choix lors du prochain repêchage?

«C’est quelque chose dont on parle beaucoup à l’interne. C’est sûr que l’on aimerait faire partie des clubs qui auront les meilleurs rangs de sélection, mais en même temps, on ne veut pas ça. On veut gagner, on veut performer. Mais ce qui complique la situation, ce sont les conférences. Il y a Shawinigan et Gatineau qui se battent avec nous autres. Mais Saint John et Baie-Comeau sont en avant. Et aller chercher quatre ou cinq points d’ici la fin de la saison sur des équipes de milieu de peloton ou plus basses, c’est beaucoup de points.»

Parlant du prochain repêchage, Roy n’a pas caché qu’il n’avait pas la même profondeur que celui de 2019. Il a cependant ajouté que la direction du club aimait bien les cinq premiers joueurs figurant au classement des plus beaux espoirs. «Ce sont des joueurs qui vont jouer dans la ligue.»

Bonne intensité

Revenant sur les deux matchs d’en fin de semaine dernière face aux Eagles aux Wildcats deux équipes de pointe qui se sont présentées à Québec sur de très bonnes séquences, Roy a indiqué qu’il avait bien aimé l’intensité que ses joueurs avaient été capables de maintenir du début à la fin. Il a ajouté qu’il considérait que sa troupe avait été un peu malchanceuse sur certains buts.

«C’est cependant certain que l’aspect que l’on peut continuer à améliorer, ce sont les revirements. Il faut être un petit peu meilleurs sur les sorties de zone. On continue à les travailler beaucoup. Et je pense que plus on va progresser à ce niveau-là, autant par le long des clôtures que par le milieu de la patinoire, meilleurs nous serons parce qu’il y a beaucoup de tirs ou de chances de marquer que nous accordons qui surviennent à la suite de ce type de situation-là.»

Après les matchs de la fin de semaine, les Remparts étaient cinquièmes au niveau de l’efficacité de leur avantage numérique. Une statistique impressionnante étant donné que la formation québécoise est l’une des plus jeunes de la LHJMQ.

«Ça montre que nous avons du talent! On est chanceux. Il y a des équipes qui vivent des années que l’on appelle difficiles au niveau du classement et elles n’ont rien à se mettre sous la dent pour le futur alors que nous, c’est complètement l’opposé. On regarde le club que nous avons et on voit que l’avenir est excitant et que l’on va avoir une formation le fun à regarder. 

«Il y a beaucoup de talent sur la patinoire. Et évidemment, on bouge bien la rondelle en avantage numérique. Mais même en désavantage numérique, je trouve que l’on se défend bien. Malheureusement si on regarde au niveau statistique, il y a quelques mauvais bonds qui nous ont fait mal.»

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DE BEAUX SOUVENIRS

Le 61e Tournoi international de hockey pee-wee amorce ses activités mercredi matin. Les Remparts seront donc chassés du Centre Vidéotron pour les 12 prochains jours. Le tournoi sera cependant l’occasion pour 12 joueurs des Remparts y ayant joué de revivre des moments marquants. Du nombre, Théo Rochette a pris part trois fois au Tournoi pee-wee avec une formation suisse.

«Je garde vraiment de bons souvenirs du Tournoi pee-wee de Québec, a lancé le no 9 des Diables rouges qui avait porté les couleurs du Leysin Sport Academy deux fois et de la Suisse Romande. J’ai vraiment adoré ça. Et de savoir que le tournoi va commencer demain [mercredi], c’est vraiment le fun. Je vais aller vois des matchs et ça va me remémorer de beaux souvenirs.»

Ayant des racines dans la région de Québec, Rochette ne cache pas qu’il s’est tout de suite senti chez lui la première fois qu’il a pris part au Tournoi pee-wee. Il explique que lors de cette première participation, son déménagement en Suisse était récent. Il n’avait pas eu à demeurer en pension, car ses parents avaient toujours leur résidence ici.

«Pour moi, c’était comme un tournoi à la maison. Et si le fait de jouer avec une équipe de la Suisse m’a enlevé un peu de pression, évoluer devant 12 000, 13 000 spectateurs en demi-finale fut quelque chose de très stressant. Quand on embarque sur la patinoire et que l’on voit ça, c’est comme wow!»

Rochette avait pu être un excellent accompagnateur pour ses coéquipiers. Il leur a servi de guide et les a initiés à la culture et à l’accent québécois. «Moi, j’étais capable de switcher de l’accent suisse à l’accent québécois. Et on riait beaucoup par rapport à ça.

«Contrairement à moi, mes coéquipiers ne connaissaient pas vraiment le Tournoi pee-wee. Mais pour avoir une place sur l’équipe qui y prend part, c’est une grosse sélection. Il y a plusieurs étapes à franchir. C’est une fois choisis pour y prendre part qu’ils ont mesuré l’ampleur de l’évènement. Et c’est une expérience exceptionnelle.»

Mentionnons qu’outre Rochette, Charle Truchon, James Malatesta, Nathan Gaucher, Xavier Fillion, Darien Kielb, Édouard Cournoyer, Romain Rodzinski, Anthony Gagnon, Gabriel Montreuil, William Champagne et Cole Cormier ont déjà participé au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.