Rory McIlroy et ses coéquipiers européens pourront compter sur l’appui de la foule, comme on a pu le constater lors de la ronde d’entraînement de la Coupe Ryder, mercredi au Golf National, près de Paris.

La pression monte chez les capitaines

SAINT-QUENTIN-EN-YVELINES — Le ciel bleu qui baignait le parcours Albatros, mercredi, ne reflétait pas la tempête qui doit régner dans les crânes des deux capitaines, en pleine réflexion sur la composition de leurs équipes de double pour le début de la Coupe Ryder, vendredi.

«Vous pouvez trouver qu’une paire s’impose de façon évidente, mais en la constituant vous créez peut-être un déséquilibre sur quatre ou six autres joueurs, donc il faut prendre en compte l’ensemble, ce qui rend les choses d’autant plus compliquées», a indiqué le capitaine américain, Jim Furyk.

Parmi les critères pour faire son choix final, le vainqueur de l’Omnium des États-Unis de 2003 a évoqué à parts égales l’aspect humain dans le relationnel entre ses protégés, le contenu des entraînements et, bien sûr, les statistiques.

«Je ne veux pas mettre la pression aux gars durant leurs rondes de reconnaissance et qu’ils pensent qu’ils vont perdre leur place vendredi s’ils ne rentrent pas un coup roulé, il faut qu’ils puissent tenter à leur guise et se familiariser avec l’environnement», a souligné Furyk.

Interrogé sur l’avantage pour les Européens d’évoluer à domicile sur un parcours conçu pour correspondre à leur jeu, Furyk a fait remarquer que plusieurs d’entre eux arpentent désormais le circuit américain tout au long de l’année. «Bien sûr, c’est là qu’a lieu l’Omnium de France, sur lequel plusieurs membres de l’équipe européenne ont connu de grands succès, mais je ne suis pas sûr que cela soit déterminant.»

À l’instar de Dustin Johnson et Bubba Watson côté américain, des gros frappeurs comme le Nord-Irlandais Rory McIlroy et l’Espagnol Jon Rahm devraient être tout autant contrariés sur l’Albatros, très étroit. Une donnée supplémentaire à prendre en compte, notamment dans le format quatre balles meilleure balle, où seul le meilleur pointage des deux joueurs est retenu.

Rôle spécial pour Rose

Le capitaine européen Thomas Bjorn, lui, a salué la très bonne ambiance régnant au sein de ses troupes. Il a également évoqué le «rôle spécial» qu’il veut faire endosser à Justin Rose, le numéro deux mondial, sans en dire davantage.

«Si je dois jouer cinq matchs, je serai prêt», a prévenu l’Anglais, bien remis du décalage horaire, lui qui était présent comme ses adversaires au Championnat du Tour dimanche, près d’Atlanta, où Tiger Woods a signé son grand retour.

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«BIZARRE» D'ÊTRE AMI AVEC TIGER WOODS

Éphémère numéro un mondial au printemps, Justin Thomas a dit mercredi trouver «encore bizarre» d’être ami avec Tiger Woods, son idole d’enfance, celui qui l’a inspiré dans sa jeunesse, alors que les deux se retrouvent pour la première fois ensemble pour la Coupe Ryder. «Il est la raison pour laquelle j’aime tant le golf. Quand j’avais entre 7 et 9 ans, et que je pratiquais mes coups roulés, dans ma tête je mettais la balle dans la coupe pour le battre. Comme beaucoup de joueurs, je suis content de l’avoir dans mon équipe et pas de jouer contre lui.» Les deux joueurs ont commencé à se fréquenter à une période où Woods ne jouait plus et qu’il avait conseillé le golfeur de 25 ans, resté quatre semaines sur le trône du golf mondial entre mai et juin 2018. «Être capable d’avoir cette relation amicale avec lui, c’est cool», a ajouté Thomas. 

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