Aux États-Unis, où le basketteur a fait carrière pendant vingt ans dans les rangs des Lakers de Los Angeles, la mort de Kobe Bryant a fait l’effet d’une bombe, bien au-delà de la seule sphère sportive.

La presse mondiale sous le choc après la mort de Kobe Bryant

PARIS — Mort d’une «icône mondiale», disparition d’une «légende», la presse mondiale était sous le choc dimanche après la mort accidentelle de Kobe Bryant, ex-joueur vedette de la NBA et l’un des plus grands joueurs de l’histoire du basket.

Aux États-Unis, où le basketteur a fait carrière pendant vingt ans dans les rangs des Lakers de Los Angeles, la mort de Kobe Bryant a fait l’effet d’une bombe, bien au-delà de la seule sphère sportive.

Une photo en noir et blanc et un seul titre : «Bryant Kobe, 1978-2020». Sports Illustrated n’a pas jugé nécessaire d’en ajouter davantage en une. L’hebdomadaire de référence du sport américain revient ensuite en images sur les «innombrables unes» qu’il a consacrées au champion.

Mais, au-delà du monde du sport, Les grands titres de la presse américaine saluent tous avec émotion la disparition de la vedette des Lakers.

À Los Angeles où Kobe Bryant a passé toute sa carrière, le Times consacre toute sa une internet à cette disparition : «Comment est-il possible que Kobe Bryant soit parti ? Sa légende ne devait pas se terminer comme ça», écrit le journaliste Bill Plashke, qui se dit «dévasté» par cette mort. «Je suis en train de crier, de lancer des jurons au ciel, de pleurer sur mon clavier, et je me fiche de savoir qui le voit», écrit-il.

«Kobe Bryant est mort et ce sont les mots les plus durs que je n’ai jamais écrit pour ce journal», ajoute Bill Plashke, invitant ses lecteurs à «pleurer» avec lui.

«Carrière exceptionnelle» 

«Kobe Bryant n’est plus et c’est aussi une petite partie de nous-mêmes qui disparaît», conclut le journaliste.

À l’autre bout du pays, le New York Times évoque également en une de son site internet la disparition de Kobe Bryant avant de revenir sur sa «carrière exceptionnelle» dans un long portrait, dans lequel il évoque aussi les accusations de viol dont a fait l’objet le joueur en 2003.

Sa personnalité, controversée, est également rappelée dans le Wall Street Journal. «Sur le parquet, il était l’alpha, vraiment, pour le meilleur et parfois pour le pire (...) Il ne jouait pas au basket pour se faire des amis», écrit ainsi le WSJ, évoquant sa volonté que tout le jeu «repose sur ses épaules», même lorsque ce n’était pas indispensable, au détriment de ses coéquipiers.

En Europe, le choc est le même, particulièrement en Italie où Kobe Bryant a grandi entre Toscane et Calabre, dans les pas de son père lui-même basketteur.

La Gazzetta dello Sport le rappelle sur son site internet où l’on peut voir une vidéo de Kobe, enfant, jouant au basket à Pistoia en Toscane. Le journal, qui l’avait récemment invité dans ses locaux, rappelle aussi combien le champion aimait le «calcio», le soccer italien, et particulièrement l’équipe du Milan AC dont il était un des fervents «tifosi».

Idem pour le Corriere dello sport qui rappelle combien le joueur était attaché à l’Italie et à son soccer. Et de citer Francesco Totti, icône romaine du «calcio», se disant «honoré d’avoir connu le champion» américain.

En France, où Kobe Bryant a passé quelques mois adolescent, L’Équipe consacre neuf pages à sa disparition avec une photo du joueur posant sur un toit de Paris. «Le basket ne suffit pas à me définir», déclarait Kobe Bryant au journal français dans une entrevue réalisée en 2017.

Marca, journal sportif le plus vendu d’Espagne, évoque la «douleur et la gloire» après la mort du champion.

En Australie, le Sydney Morning Herald rappelle la carrière d’un des «joueurs les plus extraordinaires» du basket et sous la plume de Roy Ward, évoque son «génie» particulier, celui d’une perfection maintes fois répétée. «C’était cela, en partie, le génie de Kobe Bryant joueur. Il travaillait jusqu’à devenir brillant, encore et encore et encore», écrit ce journaliste sportif.