La numéro 3 mondiale, la Danoise Caroline Wozniacki, a été éliminée jeudi du Masters de Singapour.

La polyarthrite rhumatoïde n’arrêtera pas Caroline Wozniacki

PARIS — L’ex-numéro un mondiale Caroline Wozniacki a annoncé souffrir d’une polyarthrite rhumatoïde, une maladie inflammatoire qui s’attaque aux articulations. Elle a fait cette révélation jeudi à Singapour, après son élimination du Masters, synonyme de fin de saison pour la numéro 3 mondiale.

Après avoir ressenti une fatigue inhabituelle après Wimbledon et s’être réveillée un matin incapable de lever les bras au-dessus de sa tête au cours de l’été, la Danoise de 28 ans décide de consulter et reçoit le diagnostic en août, avant les Internationaux des États-Unis.

«Au début, ça a été un choc, vous vous sentez comme une des athlètes les plus en forme, vous avez cette réputation, et tout d’un coup, vous devez gérer ça. C’est difficile à digérer», a raconté Wozniacki, qui a entamé un traitement pour maîtriser la maladie après les Internationaux des États-Unis et se veut optimiste sur sa capacité à poursuivre sa carrière.

«Certains jours, vous vous réveillez et vous ne pouvez pas sortir du lit, c’est comme ça, mais d’autres jours, vous allez bien et vous vivez normalement, vous ne sentez même pas que vous avez ça. Ce n’est idéal pour personne évidemment, plus encore quand vous êtes sportif professionnel. Mais au final, vous avancez, vous faites face et vous trouvez le moyen de le gérer et de vivre avec. Je suis très fière d’être restée positive et de ne pas avoir laissé ça me freiner.»

Depuis qu’elle a appris qu’elle souffrait de cette maladie auto-immune qui génère aussi de la fatigue, Wozniacki s’est offert le tournoi de Pékin début octobre. Un trophée capital pour la lauréate des Internationaux d’Australie en 2018. «Gagner à Pékin a été extrêmement important pour moi. Bien sûr, vous commencez à vous poser des questions : “Qu’est-ce que ça veut dire? Est-ce que ça veut dire que je ne peux pas être aussi en forme qu’avant?” Ça m’a donné confiance dans le fait que rien n’allait m’arrêter.»