La Flèche d’argent s’en va rejoindre un mausolée digne de sa gloire, le musée Mercedes-Benz de Stuttgart.

La pôle pour Hamilton à Abou Dhabi

ABOU DHABI - Lewis Hamilton s’est encore montré impitoyable samedi à Abou Dhabi, le dernier rendez-vous de la saison de F1, pour étendre son règne en qualifications avec une 83e pole en carrière, devant son équipier de Mercedes Valtteri Bottas et son rival de Ferrari Sebastian Vettel.

«Cette année, j’ai continué à repousser les limites et je veux terminer la saison sur une bonne note, si je peux», a déclaré le Britannique.

Le monarque quasi absolu du tour lancé s’est dit «très ému» à l’idée de dire adieu dimanche soir à sa +concubine+ de cette saison, la Mercedes +W09 EQ Power+, qui lui a permis de décrocher un 5e titre mondial des pilotes.

La Flèche d’argent s’en va rejoindre un mausolée digne de sa gloire, le musée Mercedes-Benz de Stuttgart.

Si le visage de Cheikh Zayed, fondateur de la fédération des Émirats arabes unis, orne la grande tour située devant la ligne de départ de l’ultramoderne circuit de Yas Marina, sur la piste c’est bien Cheikh Lewis qui a maintenu d’une main de fer son emprise sur les qualifications.

Une domination qui n’est jamais relâchée cette saison avec onze poles positions, un nouveau record absolu sur une saison.

Dans la F1 actuelle, partir en première place est un avantage crucial sur lequel il a bâti son pouvoir.

«Nous ne pouvons rien tenir pour acquis», a assuré Hamilton, qui ne portait pas en conférence de presse la grande parure de diamants qu’il arbore parfois.

Quatre succès d’affilée

Samedi, il a maté toute velléité de révolte en battant de près d’une seconde et demi le record de la piste qui appartenait depuis l’an passé à Bottas.

Le Finlandais, relégué au rôle de serviteur lors d’une saison où il ne s’est toujours pas imposé, pointe à 162/1000 et Vettel à 331/1000.

Les Mercedes ont conquis la première ligne pour la cinquième fois consécutive à Abou Dhabi où elles restent sur quatre succès d’affilée.

De quoi une nouvelle fois susciter les louanges de Toto Wolff, le grand vizir de Mercedes.

«Ce qu’il accomplit est phénoménal et ne cesse de m’étonner», a indiqué l’Autrichien.

Même Vettel, qui semble avoir vraiment hâte que la saison s’achève, a plié le genou.

«Lewis a vécu une période incroyable depuis cinq ans, mais il est impressionnant en réalité depuis ses débuts en F1», a salué le quadruple champion du monde allemand.

Autre prince honoré, Fernando Alonso. Pour ce qui devrait être sa dernière séance de qualifications en F1, Alonso a reçu la visite de l’ancien roi d’Espagne Juan Carlos, présent dans son garage.

Le double champion du monde, toujours handicapé par sa McLaren, a été éliminé en Q2 et occupera seulement la 15e place sur la grille au départ dimanche à partir de 17h10 heures locales.

Grosjean premier des autres 

Le Monégasque Charles Leclerc a lui pu compter sur le soutien de la princesse Charlène de Monaco.

Et la future recrue de la Scuderia a été une nouvelle fois épatante puisqu’elle s’élancera du 8e rang avec sa Sauber +quasiment roturière+ malgré son moteur Ferrari.

Le Néerlandais Max Verstappen, qui se rêve en prince héritier de Hamilton dans un futur proche, avait l’occasion pour la dernière fois de devenir le «poleman» le plus jeune de l’histoire.

Mais au terme de qualifications décevantes, le pilote Red Bull a provisoirement reculé dans l’ordre de succession puisqu’il occupera le sixième rang sur la grille derrière son équipier australien Daniel Ricciardo.

Celui-ci a failli ne pas participer à la fête, car sa voiture est tombée en panne à la fin de la dernière séance d’essais libres. Heureusement, ses mécaniciens veillaient.

Hors des trois «Top Teams», le Français Romain Grosjean (Haas), auteur d’une très belle séance, a terminé premier des autres et s’élancera de la 7e place.