Le receveur de passes des Carabins Louis-Mathieu Normandin en a mis plein la vue aux milliers de spectateurs réunis hier au stade Telus-Université Laval.

La nouvelle arme des Carabins

L'attaque aérienne des Carabins de l'Université de Montréal possède une nouvelle arme de choix pour terroriser les tertiaires adverses. À son premier match universitaire en carrière, Louis-Mathieu Normandin était partout sur le terrain, récoltant à lui seul 181 verges de gains.
Amateurs de football universitaire, retenez bien le no 88 des Carabins. Les milliers de spectateurs présents au stade Telus-Université Laval ont été à même de constater l'étendue du talent du joueur de première année, lundi soir.
Les entraîneurs-chefs de part et d'autre n'avaient, eux aussi, que de bons mots pour lui. «C'est tout un joueur de football. On le savait et on est chanceux de l'avoir avec nous. Il va continuer de grandir et de faire de belles choses. Je suis convaincu qu'il va continuer à performer comme il l'a fait aujourd'hui», a louangé le pilote des Bleus, Danny Maciocia. «Ils ont 11 partants de retour en attaque, et le gars qui remplace est pas mal bon, le 88», a pour sa part déclaré Glen Constantin.
Normandin, la cible la plus utilisée par le quart-arrière Gabriel Cousinea, a capté 11 passes pour des gains de 169 verges, en plus de courir trois fois pour 12 verges supplémentaires.
Pas de stress
À voir son utilisation, tout porte à croire qu'il aura à prendre le rôle qu'occupait auparavant le vétéran Mikhaïl Davidson, qui n'est pas de retour cette année. «C'est sûr que de remplacer Mikhaïl Davidson, c'est une grosse tâche, mais je pense que je suis capable de la remplir dès ma première année», a expliqué le receveur de passes.
De la pression? «Je ne suis pas un gars trop stressé. J'aime ça avoir du plaisir sur le terrain. Plus j'ai la balle vers moi, plus je vais avoir du fun et plus je vais réussir des jeux.»
Malgré ses bonnes statistiques personnelles, Normandin ne cachait pas sa déception de perdre sur le tout dernier jeu du match. «C'est un peu crève-coeur de perdre comme ça. On n'a pas fini nos poussées offensives. On aurait aimé faire un touché ou deux», a-t-il concédé.
L'étoile en attaque pour les Bleus pense déjà à son prochain duel contre le Rouge et Or et son ancien coéquipier à l'école secondaire, un certain Hugo Richard. Les deux ont joué ensemble avec les Cactus du Collège Notre-Dame. Normandin compte bien prendre sa revanche. «On va les revoir! On sait qu'on peut rivaliser avec eux.» Les deux équipes ont rendez-vous le 17 octobre à Montréal.