Le retour du droitier Arik Sikula avec les Capitales ne pouvait pas mieux tomber en cette saison où à peu près tous les joueurs sont nouveaux.

La loyauté a incité Sikula à revenir avec les Capitales

Il aurait pu jouer en Italie, au Mexique ou dans une ligue indépendante du Japon. Mais à bien y penser, c’est à Québec qu’il se sent le plus à l’aise. Après avoir fait le tour de la planète baseball, le lanceur Arik Sikula a décidé de déposer son baluchon dans la ville où il se sent le plus respecté.

Son retour avec les Capitales ne pouvait pas mieux tomber en cette saison où à peu près tous les joueurs sont nouveaux. Comme le droitier de 30 ans a porté les couleurs de l’équipe de la Ligue Can-Am lors des deux dernières saisons, il sera un rouage important pour faire comprendre à ses coéquipiers la philosophie qui se cache sous la casquette des Capitales.

«J’ai connu beaucoup de succès à Québec. J’y suis à l’aise et je sens que l’on m’apprécie. Les Capitales me traitent avec beaucoup de respect, et même si j’avais l’occasion de jouer dans un autre pays, un sentiment de loyauté m’attachait à Michel [Laplante], Patrick [Scalabrini], Karl [Gélinas] et Charles [Demers]», disait-il à propos du président de l’équipe, du gérant, de son instructeur des lanceurs/coéquipier et du directeur des opérations.

Sikula a conservé une fiche cumulative de 20-7 en deux saisons avec les Capitales. Il montrait un dossier de 8-2 et n’avait accordé que 10 buts sur balles en 80 manches, la saison dernière, avant de signer un contrat avec une formation mexicaine en juillet. Un mois plus tard, il était libéré et revenait donner un coup de pouce à la formation québécoise pour les séries éliminatoires. 

Après la défaite en finale contre les Miners de Sussex County, le joueur originaire de Chico, en Californie, a pris le chemin du Venezuela, où il a défendu les couleurs des Bravos de Margarita en ligue hivernale. Il y a montré une fiche de 1-4 et une moyenne de points mérités de 3,66 en 51,2 manches.

«J’étais partant, je pense avoir bien fait. Mais je ne suis pas aveugle. J’ai un bon répertoire, mais je dois lancer plus fort. Si je veux faire quelque chose avec moi, il faut que je sois meilleur», admettait celui qui devait rivaliser avec des frappeurs des ligues majeures comme Jesus Aguilar (Milwaukee), Franklin Barretto (Oakland) et Jose Martinez (St. Louis) lors de son récent séjour au Venezuela puisque plusieurs joueurs se font un devoir d’évoluer dans leur pays entre deux saisons des ligues Nationale et Américaine.

Curieux de nature

Sikula a joué avec plus d’une douzaine d’équipes réparties dans six pays depuis le début de sa carrière. À Québec, il a trouvé l’organisation qui se rapprochait plus de sa personnalité. Les Capitales forment l’antithèse d’un club traditionnel. Curieux de nature (sa première question à l’auteur de ces lignes à son arrivée à Québec en 2017 avait été de s’informer sur l’identité des personnages que l’on retrouvait sur les billets canadiens de 10 et 20$ ), il est tombé à la bonne place.

«On a connecté, Michel et moi. J’adore son attitude et la façon dont il aborde les choses, comment il voit la vie. Juste de le regarder travailler, c’est inspirant. Même chose avec Patrick. Ce que j’aime, ici, c’est que je peux donner mon avis, suggérer des choses, faire le suivi sur certains dossier, on m’écoute. Et si l’on n’est pas d’accord avec moi, on m’explique pourquoi. Michel me permet aussi d’assister aux réunions administratives, j’apprends beaucoup sur la façon de faire rouler un club de baseball.»

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Les Capitales remportent un festival offensif

Les Capitales de Québec ont remporté un festival offensif de 15 à 11 samedi face aux Aigles de Trois-Rivières dans un match présaison disputé à Sainte-Marie de Beauce.

«Disons qu’il y a quelques lanceurs qui ont trouvé la journée longue...» a commenté le gérant Patrick Scalabrini. «Moi, j’ai vu des choses positives et des choses négatives.»

Scalabrini a été particulièrement impressionné par le nouveau venu Andrew Godbold, un ancien espoir des Dodgers de Los Angeles qui évoluait depuis quatre ans dans la Frontier League.

«Quatre coups sûrs et six points produits, il a été le héros offensif du match et c’est pour ça qu’on est allé le chercher. Il était une étoile dans la Frontier League», poursuit le gérant.

Les vétérans Karl Gélinas et Scott Richmond ont connu des sorties couci-couça et le gaucher Tyler Olander, un ancien joueur de basketball, a livré une performance très peu convaincante «Karl a bien fait ça même s’il a eu des difficultés par moments. Ce n’est pas si grave que ça, il n’y a rien de stressant. C’est le camp d’entraînement et on sait que les gars vont se reprendre», poursuit-il.

Les Caps disputent leur prochain match hors-concours contre les Champions d’Ottawa dimanche à Coaticook, la ville où Scalabrini, un natif de Waterville, a étudié au secondaire. «C’est toujours agréable de retourner là-bas et de parler baseball dans mon patelin», termine le gérant. Ian Bussières