Pour la première fois de son histoire, la Ligue nationale présentait un match de hockey en sol chinois. Malgré qu'il s'agisse d'un sport méconnu en Chine, ce sont 10 000 spectateurs qui ont vu les Kings l'emporter sur les Canucks.

La LNH bien accueillie en Chine

Un dragon d'or était tenu par des patineurs. L'ex-basketteur étoile Kobe Bryant est apparu dans une vidéo. Les mascottes de la LNH ont donné une bonne idée à la foule de ce qu'était cet étrange sport.
La LNH a fait ses débuts en Chine - une victoire de 5-2 des Kings de Los Angeles sur les Canucks de Vancouver en match présaison - dans l'espoir de percer un marché énorme. Les deux équipes ont offert aux spectateurs chinois une entrée en matière rapide et physique, jeudi : 57 tirs au but et 17 pénalités, tous accompagnés par les cris de la foule. Chaque mise en échec était suivie de «oooh» ou de «aaah» collectifs.
«C'est certain que tu veux donner un spectacle pour les fans ici et ils ont même pu voir des buts», dit l'attaquant des Canucks, Sven Baertschi, qui a inscrit le premier but de son équipe.
La LNH avait prévu quelques explications avant la rencontre pour ces spectateurs peu habitués au hockey. Un annonceur a sauté sur la glace tandis que Fin, la mascotte des Canucks, et Bailey, son vis-à-vis des Kings, ont imité quelques infractions. Un dragon d'or chinois s'est ensuite amené sur la patinoire, animé par sept patineurs. De jeunes Chinois en uniforme de hockey se sont joints aux joueurs de la LNH pendant l'interprétation de l'hymne national chinois.
Avec Pékin qui sera l'hôte des Jeux olympiques d'hiver de 2022, la LNH a décidé de jouer deux matchs préparatoires dans ce pays qui est peu familier avec le hockey. Les Kings et les Canucks joueront leur deuxième rencontre à Pékin, samedi (3h30, heure du Québec).
Faire grandir le sport
Même si les règles demeurent un mystère, la foule a apprécié la vitesse et les contacts. «Pour être honnête, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. On ne connaissait pas la foule, le bruit, l'atmosphère», raconte l'entraîneur-chef des Kings, John Stevens. «Pour moi, je crois que nous sommes ici pour faire grandir le sport. J'ai l'espoir que plus ils en verront, plus ils vont l'aimer.»
Tanner Pearson a marqué deux fois pour les vainqueurs, tandis qu'Alec Martinez et Jeff Carter ont tous deux récolté un but et une aide. Jonathan Quick a réalisé 31 arrêts.
La partisanerie était difficile à percevoir dans la foule, les fans les plus démonstratifs étant des Canadiens qui faisaient flotter le drapeau de leur pays. Inge Zhang, une spectatrice, était convenablement habillée pour un match de la NBA, portant un maillot du Heat de Miami avec des lettres roses. Directrice médias pour l'équipe de basketball des Sharks de Shanghai, elle était excitée puisqu'elle avait entendu dire qu'un grand de la NBA pourrait y être.
«Donc nous sommes venus pour voir Kobe Bryant», a-t-elle dit pendant que ses amis éclataient de rire. «Mais j'aime bien ce sport aussi». Bryant, en fait, s'est pointé, mais dans un message vidéo pour supporter les Kings.
«Je vois plus d'étrangers ce soir que de Chinois, mais je pense qu'il y a quand même beaucoup de fans en Chine», ajoute Zhang. «Je crois que la LNH devrait prendre cette opportunité pour faire grandir le sport ici.»
C'est dans les plans maintenant que la LNH a signé un contrat pour présenter deux matchs préparatoires en Chine pour six des huit prochaines années.
«Je pense que c'est génial pour la Chine de voir la LNH en vrai, de voir la vitesse et la qualité des joueurs», a estimé Travis Green, l'entraîneur-chef des Canucks. «Mais, chaque fois que vous apportez le hockey dans un nouveau pays, ça prend du temps», a-t-il ajouté après le match joué devant 10 000 spectateurs.