Le commissaire Gilles Courteau a profité des assises annuelles de la LHJMQ pour aborder différents sujets touchant la Ligue.

La LHJMQ vue par son commissaire

Le commissaire Gilles Courteau a profité des assises annuelles de la LHJMQ, à Saint-Jean (N.-B.), vendredi, pour livrer son habituel «discours à la nation», au cours duquel il a touché à une variété de sujets, dont voici les principaux.
Offensive américaine
Ce n'est pas d'hier que les équipes de la LHJMQ plaident en faveur d'un redécoupage de leur territoire américain. Avant de faire des représentations en se sens à la Ligue canadienne de hockey, Courteau croit que son circuit devra d'abord faire la démonstration que la Nouvelle-Angleterre n'est pas propice au recrutement. «Mais il reste beaucoup de travail à faire avec ce territoire. L'un des éléments à regarder, c'est l'intérêt de gens d'affaires pour obtenir et opérer une franchise dans les marchés de Manchester ou Portland. Ce sont des villes cibles où je veux qu'on puisse se mettre en évidence. Ce qu'il faut, c'est qu'on fasse un retour aux États-Unis avec des équipes bien implantées, dans des amphithéâtres appropriés. Ça va créer une reconnaissance de notre ligue, ce qu'on n'a pas en ce moment», a estimé le commissaire, qui n'exclut pas non plus la possibilité de disputer des matchs de saison régulière dans la région de Boston.
Pas de projet d'expansion
L'intérêt de St. John's (Terre-Neuve) pour une franchise est pris au sérieux par les dirigeants de la LHJMQ, qui ont analysé sa candidature. Courteau demeure toutefois ferme sur un point : il ne procédera à aucune expansion dans un avenir rapproché en raison d'un bassin de joueurs trop petit. «Nos 18 équipes sont bien en selle dans chacune des villes où elles opèrent. On a été très clairs qu'il n'y avait aucune possibilité d'expansion. Au moment où l'on se parle, la seule façon pour que Terre-Neuve puisse obtenir une franchise, ce serait par une relocalisation.» Il reconnaît toutefois la qualité de St. John's comme marché de hockey. «C'est un gros marché, et un marché intéressant pour la LHJMQ, mais dans notre structure actuelle, il n'y a pas de possibilité de vendre, de relocalisation ou d'expansion. Et de notre côté, on ne créera pas une opportunité pour avoir St. John's...»
Classique hivernale à Drummondville
À la suite d'une première expérience concluante à Saint-Tite en janvier 2015, la Classique hivernale sera de retour la saison prochaine, alors que les Voltigeurs recevront les Tigres de Victoriaville et le Phoenix de Sherbrooke, à la Patinoire réfrigérée Victor-Pépin de Drummondville, les 19 et 20 janvier 2018. «Ce qu'on veut organiser, c'est un grand festival de hockey. Il y aura d'autres matchs. Il y a présentement des pourparlers avec les gens des Patriotes de l'UQTR [avec pour probable adversaire Concordia], pour la présentation d'un match de la ligue universitaire qui serait le premier présenté à l'extérieur, et du côté du hockey mineur», a indiqué le maire Alexandre Cusson.
50e anniversaire de la Ligue et des Cats
La LHJMQ et les Cataractes fêteront leur 50e anniversaire d'existence en 2018-2019. Les festivités seront lancées avec la tenue des assises et du repêchage à Shawinigan, en juin 2018, puis une classique hivernale sera présentée contre un adversaire et dans un lieu qui restent à déterminer, en milieu de saison. Les Grandes Estrades de Saint-Tite, qui avaient accueilli le premier événement du genre en janvier 2015, demeure une possibilité. Il ne s'agit que des premiers éléments de programmation des festivités du 50e anniversaire de la ligue, qui entend «mettre en évidence les belles histoires» de chacune de ses équipes, a fait savoir Courteau.
L'arrivée du Rocket de Laval
Courteau ne s'inquiète pas outre mesure de l'arrivée du Rocket de Laval dans le marché de l'Armada de Blainville-Boisbriand. «De la façon dont l'Armada est structuré par rapport à son marché, à son organisation, à sa mise en marché, je ne suis pas inquiet. La seule chose, c'est un certain élément de nouveauté qui va sûrement faire que les gens qui vont aller voir ce produit-là.»