LeBron James, qui vient de signer un contrat avec les Lakers de Los Angeles, pourra sans doute tirer profit de sa nouvelle proximité avec Hollywood pour briller hors des courts. Celui qui est copropriétaire de la société de production Springhill Entertainment a d’ailleurs démontré en 2015 dans le film Cas désespéré qu’il était plutôt à l’aise dans l’univers du cinéma.

L.A., la scène parfaite pour King James

LOS ANGELES — Space Jam 2? Une toute nouvelle franchise House Party? Sous le leadership de LeBron James, tout est possible.

Au moment où la mégavedette de la NBA arrive à Los Angeles depuis Cleveland avec en poche un contrat faramineux de 154 millions $US des Lakers et l’ambition de décrocher plusieurs championnats, il pourrait aussi aider à concrétiser ces deux projets et s’imposer à temps plein à Hollywood.

James n’a pas encore parlé de ses intentions, mais s’il le veut, il a déjà montré qu’il sait jouer. Et pas seulement sur un court de basketball. Son seul vrai rôle dans un film — Trainwreck (Cas désespéré) d’Amy Schumer en 2015 — lui a valu des éloges.

«Il était vraiment bon. Comme tout ce qu’on fait avec lui, c’était très facile», a déclaré Bill Hader, qui a tenu le rôle principal du film et qui avait joué avec James lorsqu’il animait Saturday Night Live. «Je connais des acteurs qui n’écoutent pas, ils n’attendent que de réciter leur texte. Il écoutait.»

Hader a révélé qu’il y avait fréquemment de l’improvisation lors du tournage de Trainwreck et que LeBron James a facilement suivi des pros de la comédie comme lui. «Vous ne le croirez jamais, mais il était très confiant», a déclaré en riant Hader par téléphone depuis Toronto, où il tourne It 2. «Mais pas arrogant», a-t-il ajouté. «Je me souviens que Chris Rock était sur le plateau et qu’il a lancé très rapidement à LeBron une suggestion de texte, et LeBron l’a reprise mot pour mot pendant la scène. Et je me souviens d’avoir pensé : “Moi, je ne pourrais pas faire ça”.»

Il ne serait pas le premier membre des Lakers à essayer de jouer. Kareem Abdul-Jabbar et Shaquille O’Neal ont eu leur part de rôles plus ou moins célèbres. Et Kobe Bryant a reçu un Oscar improbable pour un court métrage d’animation basé sur un poème qu’il a écrit sur le basketball.

Proximité avantageuse

Qu’il se retrouve ou non à l’écran, James a déjà une carrière médiatique importante qui ne pourra être que stimulée par son arrivée à Los Angeles. Il est révolu le temps où les athlètes devaient se retrouver sur un marché majeur pour faire du cinéma et de la télévision, comme James lui-même l’a démontré au fil des ans en construisant sa marque à Cleveland. Mais rien n’est comparable à devenir une puissance à Hollywood.

James et son partenaire Maverick Carter ont une société de production, SpringHill Entertainment, qui a conclu un accord avec Warner Bros et dispose de bureaux sur le terrain du légendaire studio de cinéma.

«La proximité facilitera certainement la participation de LeBron à de futurs projets», a déclaré David Schwab, vice-président principal chez Octagon, une firme mondiale de marketing et de gestion du sport et du divertissement. «L’avantage d’un marché comme New York, Los Angeles et la Californie est la possibilité de rencontrer chaque jour les principaux décideurs.»

Schwab croit que les partenaires de James chez Warner Bros et ailleurs sont très probablement «excités qu’il soit à Los Angeles, car ils pourraient éventuellement utiliser LeBron personnellement pour conclure des affaires avec leurs futurs partenaires».

James, via SpringHill et sa société de production de films numériques Uninterrupted, a déjà porté quelques projets sur les grands et les petits écrans, et il a plusieurs autres projets en gestation. En voici quelques-uns.

Space Jam 2 : L’idée de James de ressusciter ce film de 1996 mettant en vedette un autre candidat au titre de plus grand joueur de basketball de tous les temps, Michael Jordan, circule depuis plusieurs années. Le film de la Warner Bros, dans lequel Jordan combattait des extra-terrestres animés aux côtés de Bugs Bunny et ses copains, avait été accueilli par des critiques mitigées et des soupirs à l’époque, mais il est devenu un classique culte.

House Party : Stephen Glover et Jamal Olori écrivent un script qui, espèrent James et SpringHill, fera revivre la franchise qui mettait en vedette Kid n ‘Play et a engendré trois suites au grand écran, entre 1990 et 1994.

Smallfoot : (Les abominables Petits-Pieds). James aura une autre chance d’étaler ses talents comiques en prêtant sa voix à un yéti sceptique dans le film d’animation de la Warner Bros.

Now We’re Talking : Cette série comique numérique sur Uninterrupted mettant en vedette deux quarts-arrière professionnels rivaux qui deviennent des journalistes à la télé et à laquelle participent plusieurs athlètes, entamera bientôt sa deuxième saison.

SpringHill produit également plusieurs autres projets télévisés, dont les jeux The Wall (Face au mur) et Do or Dare, ainsi que le documentaire Rise Up sur le mouvement des droits civiques pour History Channel.