Morgan Rielly lors du troisième match de la série opposant les Maple Leafs aux Bruins.

La hargne de Morgan Rielly profite aux Leafs

TORONTO — Le défenseur Morgan Rielly a été l’un des joueurs des Maple Leafs qui a montré plus de hargne, lundi, aidant Toronto à s’imposer 4-2 pour réduire l’avance des Bruins de Boston à 2-1, dans cette série de premier tour dans l’Est.

«Nous devions faire mieux et nous étions plus motivés», a dit Rielly, qui a mal digéré les défaites de 5-1 et 7-3 à Boston. «Il faut jouer avec plus de mordant en séries.» Reconnu davantage pour son coup de patin et ses passes, l’arrière de 24 ans a montré un côté plus rugueux au Air Canada Centre, où la série va se poursuivre jeudi (19h).

Toronto a bénéficié de buts opportuns et de gros arrêts, mais le club a aussi tenu son bout lors des batailles dans les coins, devant le filet et après le coup de sifflet. Rielly s’est distingué à ces chapitres. «Je n’étais pas le seul», a résumé le principal intéressé. «Personne n’était content à la suite des deux premiers matchs. Vous le prenez personnel et quand 20 gars le prennent comme ça, ça peut faire une différence.»

Auston Matthews et Frederik Andersen ont également été parmi ceux qui ont brillé. Matthews a réussi le but déterminant (son premier filet de la série), tandis qu’Andersen a signé des arrêts importants, dont un du bâton, avec deux minutes au cadran. Dans le match numéro 2, il avait permis trois buts en cinq tirs, en première période.

«Il faut ce genre de contributions», a dit Rielly, auteur de deux mentions d’aide, lundi. «Il y a certains gars dont le mandat est de marquer. Parfois vous pouvez manquer un peu de chance, mais dans un gros match comme ça, c’est crucial quand l’un de vos meilleurs joueurs touche la cible. Et ensuite votre gardien fait un très gros arrêt. C’est ce qui est arrivé.»

Contenir le premier trio

Les Leafs ont aussi contenu le premier trio des Bruins, David Pastrnak, Brad Marchand et Patrice Bergeron étant blanchis. Ils avaient récolté 20 points lors des matchs 1 et 2. «Leur feuille de route est éloquente, mais notre boulot est de l’entacher», a dit Babcock. «Moins ils sont impliqués, moins ils ont d’espace pour manœuvrer, le mieux ce sera pour nous.»

«Il faut être durs avec eux, être compétitifs, ne pas leur donner trop de temps et d’espace», a indiqué Rielly au quotidien Globe and Mail. «À mon avis, ils forment l’une des meilleures lignes de la Ligue pour plusieurs raisons, il est donc important que nous les contenions. Il ne faut pas leur donner la chance de marquer en avantage numérique. Il faut être dur avec ces gars-là.»

C’est alors que quelqu’un a demandé si Marchand, dont les provocations passent des baisers au dardage dans n’importe quel point faible sur un adversaire, était le joueur le plus désagréable qu’il ait jamais rencontré. Malgré ses 24 ans, Rielly a montré l’aplomb d’un vétéran en ne mettant pas le pied dans ce nid de guêpes.

«Ah, non», a-t-il répondu. «C’est un bon joueur et ça fait longtemps. C’est la chose la plus difficile à propos de lui : sa vitesse et sa compétence.»