Tim Tremblay arrive de Saint-Cyrille-de-Wendover, près de Drummondville. Il est le seul pilote local en mesure de rivaliser avec les grandes vedettes du circuit à Deschambault.

La grande visite débarque à Deschambault

Une véritable ville de VR et de roulottes est en train de s'ériger dans le 3e Rang de Deschambault. Le plus gros événement de motocross en extérieur au Canada s'y tient de jeudi à dimanche. Plus de 700 coureurs sont attendus, quelque 12 000 personnes sur l'ensemble de la semaine.
Certains ont fait 36 heures de route, venus d'aussi loin que la Colombie-Britannique, pour rouler sur le circuit de terre battue du comté de Portneuf. Normal, c'est le grand championnat national amateur pour les trois premiers jours.
Tim Tremblay, lui, arrive de Saint-Cyrille-de-Wendover, près de Drummondville. Il a profité mardi de sa dernière chance de tester le parcours avant la course professionnelle à laquelle il prendra part, dimanche. Il s'agit de la neuvième des 10 tranches de la série pro nationale de la Canadian Motosport Racing Corporation (CMRC).
Le Québécois de 30 ans devrait être le seul pilote local en mesure de rivaliser avec les grandes vedettes du circuit à Deschambault : les Américains Matt Goerke, coéquipier d'écurie de Tremblay et meneur au classement, Mike Alessi et Dillan Epstein, les Canadiens Colton Facciotti et Tyler Medaglia, ainsi que le Français Christophe Pourcel.
«Finir parmi les 10 meilleurs serait quand même bon, mais j'aimerais mieux être dans le top cinq. Mais le calibre est vraiment fort et ces gars-là ne donnent pas leur place», avoue Tremblay, un natif de Sainte-Jeanne-d'Arc, au Lac-Saint-Jean.
Le fait qu'il ait déjà couru une quinzaine de fois sur cette piste, y ayant remporté des championnats provinciaux à ses premières années, n'est pas matière à lui nuire. «Et devant nos partisans du Québec, j'aimerais performer le mieux que je peux», ajoute-t-il.
Pour une fois, il a davantage d'outils en main. Il a été promu cette année pilote à temps plein au sein de la grosse équipe Rockstar Energy-OTSFF-Yamaha avec le Californien Goerke.
Reste que sa renommée, Tremblay l'a fait en motoneige. L'hiver dernier, il a échappé le championnat du plus important circuit de snocross aux États-Unis à cause d'un bris mécanique au dernier jour de compétition.
Si le motocross demeure une façon de s'entraîner durant la saison morte de motoneige, «je prends ça à coeur», assure-t-il. «Et quand je cours, je cours pour gagner», promet Tremblay.
L'organisateur de la compétition est aussi propriétaire du circuit de motocross qu'il a fondé en 1990. Daniel Thibault avait alors acheté le terrain à des spéculateurs fonciers chinois pour 7500 $. Depuis, il estime avoir investi autour de 1 million $ dans l'entreprise.
Deschambault tient le seul championnat amateur canadien depuis 2013, tandis qu'Ulverton, en Estrie, est la seule autre piste québécoise à présenter une manche du circuit professionnel CMRC.