Charles Leclerc a avoué que sa victoire de dimanche en Belgique, sa première en Formule 1, lui avait enlevé passablement de pression sur els épaules.

La fin de la disette de Ferrari à Monza?

MONZA, Italie — Neuf ans. Près d’une éternité pour Ferrari.

La mythique écurie de Formule 1 n’a pas gagné son Grand Prix depuis 2010. Mais elle a de bonnes raisons de croire que sa disette pourrait prendre fin ce week-end, lors de la prochaine édition du Grand Prix d’Italie.

Ses espoirs ne reposent pas sur le quadruple champion du monde Sebastian Vettel cette fois, mais bien sur son jeune et moins expérimenté coéquipier, Charles Leclerc.

Le pilote de 21 ans a récolté sa première victoire en F1 le week end dernier, en Belgique. Il tentera de doubler sa récolte dimanche, à Monza.

«La première victoire est difficile à obtenir, mais une fois qu’elle est acquise, ça enlève de la pression de vos épaules, a-t-il dit jeudi. Je suis bien fier, mais je n’ai pas eu beaucoup de temps pour y penser. Quatre jours plus tard, nous sommes déjà en Italie et on doit se concentrer à fond sur la tâche à accomplir ici.

«Maintenant que c’est fait, je peux me tourner vers l’avenir et espérer remporter plusieurs autres courses.»

Meneur au classement des pilotes, Lewis Hamilton sait trop bien le genre d’élan que peut procurer une première victoire. Hamilton a obtenu la sienne au Grand Prix du Canada, à l’âge de 22 ans, avant de gagner la prochaine course au Grand Prix des États-Unis.

«C’est plus facile quand tu as le vent dans les voiles, de traîner cet élan jusqu’à la prochaine course et de réussir un doublé, surtout quand vous avez deux pistes semblables au niveau des performances requises de la voiture. Qui sait s’il ne gagnera pas une deuxième course d’affilée ce week-end? Je ferai tout en mon pouvoir pour l’en empêcher.»

Temple de la vitesse

Monza — le Temple de la vitesse — est la piste la plus rapide du circuit et, tout comme Spa-Francorchamps, il devrait bien seoir aux Ferrari.

«C’est une piste similaire. Un parcours bien différent, mais une façon semblable d’établir les réglages de la voiture. J’espère que nous pourrons être aussi compétitifs que nous l’avons été [la semaine dernière], a noté Vettel. Nous avons vu en qualifications que nous avons un léger avantage sur ce type de piste, bien qu’en course, les écarts soient moins grands. Je ne peux pas faire de prédiction, mais je pense que ce sera très serré. J’espère qu’on tirera notre épingle du jeu.»

Les tifosi italiens espèrent ainsi pouvoir célébrer la victoire de l’un des leurs, ce qu’ils n’ont pas fait depuis le sacre de Fernando Alonso en 2010. Ils pensaient bien voir la disette prendre fin l’an dernier, quand Kimi Räikkönen avait décroché la pole devant Vettel, mais Hamilton était venu jouer les trouble-fête.

Cette saison, le sixième championnat des pilotes de Hamilton semble être une formalité. Sa deuxième place en Belgique lui a permis d’accroître son avance sur son coéquipier chez Mercedes, Valtteri Bottas à 65 points. Il ne reste que 200 points à l’enjeu.

«Mon approche reste la même : on ne change pas une formule gagnante, a dit Hamilton. L’an dernier, j’ai pris un peu plus de risques au cours de ce Grand Prix, mais je devais le faire. J’étais dans une position différente. Je pense que de modifier mon approche à ce stade-ci aurait un effet négatif.»