Le capitaine de l'équipe canadienne de tennis féminin, Sylvain Bruneau (à droite), et le directeur du tournoi, Eugène Lapierre

La fébrilité s'empare déjà du PEPS en vue de la Coupe Fed

De passage à Québec pour finaliser l'organisation de la Coupe Fed, le capitaine de l'équipe canadienne de tennis féminin, Sylvain Bruneau, et le directeur du tournoi, Eugène Lapierre, sentaient déjà une certaine fébrilité dans la salle de réunion vitrée au bout du déambulatoire. Imaginez l'ambiance qui régnera dans le nouvel amphithéâtre du PEPS, les 19 et 20 avril!
Pour l'occasion, le Canada sera l'hôte de la Slovaquie dans ce match international de barrage pour accéder au groupe 1 de la «Fed Cup».
«Je pense que ça va être vraiment intéressant pour les amateurs. Québec est une belle ville de tennis, les amateurs le prouvent depuis longtemps. Il y a de l'ambiance au Challenge Bell, mais ils verront à quel point ce sera différent. Personnellement, ça m'avait renversé lors d'une visite à la Coupe Davis, en Israël, je n'en revenais pas», racontait Lapierre, le grand manitou de la Coupe Rogers présentée annuellement à Montréal.
Pour l'occasion, de grandes joueuses se pointeront sur le court de l'amphithéâtre du nouveau PEPS, qui peut accueillir plus de 3000 spectateurs. Inévitablement, le nom d'Eugenie Bouchard capte l'attention. La 19e raquette mondiale devrait faire équipe, notamment, avec Sharon Fichman (89e) et Aleksandra Wosniak (173e). La sélection finale du quatuor sera dévoilée une dizaine de jours avant le premier match.
La semaine dernière, Bruneau était au tournoi d'Indian Wells, en Californie, en compagnie de Bouchard, mais des joueuses slovaques s'informaient de la tenue de la Coupe Fed, à Québec. Il semble déjà assuré que Dominika Cibulkova (11e), Daniela Hantuchova (33e) et Magdalena Rybarikova (36e) y seront.
«À ce niveau, il n'y a plus de balade dans le parc. Le calibre est très relevé et la Slovaquie est aussi forte que n'importe qui, sinon plus. Elle faisait partie du groupe 1 jusqu'à tout récemment et tente d'y retourner. La grande force de la Slovaquie, c'est au niveau de sa profondeur alors que nous, on travaille à la développer. Si l'une manquait à l'appel, celle qui la remplacerait serait aussi bonne», expliquait l'homme de tennis, qui a déjà été le capitaine de l'équipe canadienne en 2010.
Il s'agira de la deuxième compétition d'affilée à la maison pour le Canada, qui a vaincu la Serbie à Montréal, en février, pour obtenir le droit d'affronter la Slovaquie. Avant cela, les Canadiennes avaient dû se battre en sol serbe, slovène, brésilien, colombien et ukrainien.
L'avantage de la maison
«C'est bon de pouvoir jouer chez nous, d'avoir la foule derrière nous. Présentement, les filles poursuivent leur saison individuellement, mais elles aiment se retrouver pour disputer un tournoi en équipe, où elles ne jouent pas juste pour elles, mais aussi pour le pays et les spectateurs. La Coupe Fed est un tournoi très patriotique», estimait Bruneau.
Si le Canada devait l'emporter, il ferait partie du groupe des huit meilleurs pays en lutte pour l'obtention de la Coupe Fed de 2015. Une défaite le repousserait dans le groupe 2 (positions 9 à 16). Les billets sont toujours en vente à la billetterie du PEPS (418 656-3668). Le plan du stade et la charte tarifaire peuvent être consultés sur le site Internet de Tennis Canada.
<p>La «Genie Army» aux Internationaux d'Australie</p>
La «Genie Army» en ville
Une section des gradins du nouvel amphithéâtre du PEPS est réservée pour la «Genie Army», un groupe de partisans qui soutiennent Eugenie Bouchard, peu importe où elle se trouve. Hier, la sensation de 20 ans a perdu en trois sets face à Elina Svitolina (Ukraine) au tournoi Sony, à Miami.
«Selon moi, Eugenie, c'est une top 10. Elle est présentement 19e au classement [de la WTA], mais son nom devrait figurer dans le haut pendant plusieurs années. Il n'est pas assuré qu'elle viendra au Challenge Bell à toutes les années lorsqu'elle sera une top mondiale régulière. Il s'agit d'une occasion en or de la voir à l'oeuvre, et ce, dans une ambiance spéciale. À la Coupe Fed, il y a moins de décorum, c'est la folie. Ça me fait penser au hockey international», précisait Eugène Lapierre, le vice-président du tennis professionnel à Tennis Canada.