Marc-André Barriault (à droite) espère faire ses débuts avec l’UFC à Toronto le 8 décembre. Mais, avant de penser au circuit majeur des arts martiaux mixtes, le Québécois devra d’abord venir à bout d’Adam Hunter, vendredi au Centre Vidéotron.

La dernière marche de Barriault vers l'UFC

Pour Marc-André Barriault, le gala TKO 44 de vendredi pourrait être la dernière marche avant d’atteindre l’Ultimate Fighting Championship (UFC), les ligues majeures des arts martiaux mixtes. Il se frottera au Néo-Brunswickois Adam Hunter, qui frappait lui aussi à la porte de l’UFC avant d’être banni deux ans pour avoir fait usage de substances interdites.

Après avoir vu l’Américain Daniel Cormier cumuler des championnats dans deux catégories de poids cet été à Las Vegas, Barriault (10-1-0, 7 K.-O.), déjà champion des poids moyens, tentera d’aller chercher aussi le titre vacant des mi-lourds au Centre Vidéotron en affrontant Hunter (7-1-0, 6 K.-O.).

«À chaque combat, je me demande si ce sera mon dernier combat TKO car l’UFC a déjà manifesté de l’intérêt pour moi. Mais après ce gala, mon contrat est terminé avec TKO et je deviens agent libre. J’aimerais bien faire partie de la carte de l’UFC le 8 décembre à Toronto», indiquait le combattant de Québec en point de presse mercredi.

«Adam a été inactif deux ans et moi, pendant ce temps, je suis resté actif. Je connais son style, il est agressif. Moi aussi je suis capable de l’être, mais je ne chercherai pas nécessairement à me mettre en danger. Je sais qu’il a faim pour reprendre sa place, mais je ne laisserai pas passer mon rêve pour rien au monde», poursuit celui qui se fait surnommer «Power Bar».

Barriault entend se donner un round pour étudier son adversaire avant de décider quelle stratégie adopter pour le reste du combat. «Je suis un combattant intelligent. Je suis prêt à prendre des coups et à en donner pendant cinq rounds. À 185 livres, ça frappait, mais à 205... j’espère qu’il va se relever», a-t-il lancé durant la conférence de presse.

Adversaire flegmatique

Plutôt flegmatique, son adversaire s’est dit conscient qu’il devait remonter tous les échelons un à un, mais ne s’en faisait pas trop. «Ce sera comme deux bœufs qui se frappent au visage au centre du ring. Il a beaucoup d’endurance, j’ai beaucoup d’endurance, ce sera peut-être le combat de l’année.»

Celui qui se fait surnommer «Warhammer» est également brièvement revenu sur sa suspension, survenue une journée avant ses débuts annoncés en UFC en août 2016. Des analyses avaient révélé qu’il avait consommé des métabolites d’amoxifène, de boldénone, de méthandiénone, de drostanolone ainsi que du clenbuterol, des substances interdites.

«Ce que j’ai fait, je l’ai fait parce que je voulais être meilleur. Je ne me considère pas comme un athlète qui pratique un sport, mais plutôt comme un guerrier. Maintenant qu’on m’a permis de revenir, je veux remonter vers l’UFC», explique-t-il.

Après avoir passé 15 ans dans l’armée canadienne, qu’il a quittée il y a trois ans, et combattu en Afghanistan et au Pakistan dans un régiment de génie de combat, il se sent dans son élément dans une arène. «Quand je m’entraîne et que je combats, c’est là que mon esprit est calme. Tout le reste me met dans le trouble!» 

Sa fiancée sur la carte

Par ailleurs, notons que la fiancée de Marc-André Barriault, Jade Masson-Wong, qu’il avait demandée en mariage après sa victoire contre Brendan Kornberger lors du dernier gala TKO à Québec en mai, sera également de la carte principale vendredi. Elle disputera son deuxième combat professionnel contre la Montréalaise Corinne Laframboise.