Steve Kerr s'est adressé lundi à des élèves d'une école secondaire de Bay Area, en Californie, pour leur parler du contrôle des armes à feu. Le père de l'entraîneur-chef des Warriors a lui-même été tué par balle il y a 30 ans dans une attaque terroriste.

La croisade de coach Kerr

NEWARK — Steve Kerr estime que les voix de la jeunesse américaine se font finalement fait entendre suffisamment pour espérer un réel changement en ce qui a trait à la violence par les armes.

L’entraîneur des Warriors de Golden State de la NBA a affirmé à des élèves dans une école secondaire de Bay Area, en Californie, que la sécurité dans les écoles devrait être leur «enjeu numéro un», les exhortant à voter et à envisager ce qu’ils pourraient être en mesure d’accomplir pour faire du contrôle des armes à feu une priorité au pays.

Kerr, une voix forte sur plusieurs enjeux de justice sociale, a attiré une foule importante et une ovation avant de confier comment sa vie a été affectée par la violence reliée aux armes à feu il y a plus de 30 ans lorsque son père a été tué par balle dans une attaque terroriste.

«Je ne suis pas ici parce que je suis l’entraîneur des Warriors. En fait, je le suis, parce que sinon je n’aurais pas été invité. Je suis ici parce que je suis un citoyen de ce pays et nous sommes une démocratie, et lorsque les gens disent “Tiens-toi s’en aux sports, au coaching”, cela ne veut rien dire», a-t-il affirmé, lundi, à l’école secondaire Newark Memorial. «J’ai le sentiment que c’est ma responsabilité de parler de quelque chose qui est très important à mes yeux.»

Importante mobilisation

Kerr s’est joint aux membres de la Chambre des représentants Ro Khanna et Mike Thompson — président de la force spéciale de prévention contre la violence armée de la Chambre —, et à des élèves d’un peu partout dans la région de South Bay pour discuter de cet enjeu. Parmi les personnes présentes se trouvait Matt Deitsch, 20 ans, dont le frère et la sœur plus jeunes étaient restés enfermés dans des placards lors de la fusillade le mois dernier à l’école secondaire Marjory Stoneman Douglas à Parkland, en Floride.

Il s’est présenté comme le membre le plus âgé du mouvement «Never Again». Lui-même et nombre d’autres de son groupe prévoient marcher à Washington le 24 mars. «Cela changera les choses parce que la jeunesse se mobilise à un rythme qui effraie le statu quo», a-t-il soutenu, soulignant que la violence armée «touche toutes les communautés» et «peut survenir n’importe où».

Kerr estime que les jeunes aideront à insuffler le changement. «Tout ce que j’ai fait, vraiment, est d’exprimer ma colère et mes inquiétudes.» Il a dit souhaiter en faire plus, peut-être en «impliquant son équipe».