Craig Anderson discute avec le directeur de Simwerks, Marc-André Séguin, avant de participer à une course virtuelle.

La course automobile virtuelle, l'autre passion de Craig Anderson

La plupart des joueurs de hockey de ligue d’adultes n’auront probablement jamais la chance d’affronter un gardien de la LNH comme Craig Anderson.

Dans le monde des courses automobiles virtuelles, il est cependant possible de se frotter au vétéran gardien des Sénateurs d’Ottawa en ligne, si on se trouve à participer à la même course que lui.

Dimanche au centre Simwerks d’Ottawa, quelques chanceux qui se sont qualifiés lors d’un événement promotionnel ont même eu l’occasion de courir contre Anderson en personne, sur différents simulateurs évidemment.

« Les gens voient la Corvette qui est toujours sur le masque de Craig et ils savent qu’il aime la course automobile. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est qu’il est un excellent pilote. Il est probablement aussi bon qu’il est gardien de but. Il fait partie de notre équipe de courses », confie Marc-André Séguin, de Simwerks, qui est situé sur le chemin Merivale.

Lors du passage du Droit en matinée avant le début de l’événement, Anderson s’est « réchauffé » en poussant sa Corvette virtuelle à plus de 230 km/h sur la réplique d’un circuit d’Oshawa (une simulation de celui de Calabogie où il se rend à l’occasion sera bientôt disponible).

« C’est un passe-temps dans ma famille depuis que mon père a fait de la course. Être capable de sauter là-dedans, une réalité virtuelle, à tous les jours, c’est quelque chose qui me rend à l’aise et que j’adore faire, sans que beaucoup de monde me regarde le faire [comme au hockey] », a-t-il indiqué.

« Ça me passionne autant que le hockey. Je ne me serais pas rendu où je suis sans être passionné de hockey, je joue même en avant l’été. C’est amusant, tout comme la course. C’est le fun de le faire en groupe, j’ai fait des courses en équipe avec Simwerks. Je trouve que cet aspect social rend ça plus amusant encore, c’est mieux que de jouer seul dans son sous-sol », ajoute Anderson, qui a deux simulateurs à sa résidence d’Ottawa et deux autres à celle de Floride, où il passe la saison morte.

Le cerbère de 38 ans aimait l’idée de donner sa première entrevue en arrivant dans la capitale au sujet de la course automobile, lui qui se verrait faire de la course « réelle » au niveau récréatif une fois qu’il aura accroché ses patins.

Impossible quand même de ne pas aborder le sujet de la saison qui s’en vient avec les Sénateurs, dont la reconstruction se poursuit alors qu’il en est à ses derniers tours de piste dans la LNH. À l’aube de sa 10e saison à Ottawa, sa succession est d’ailleurs déjà planifiée par le club alors que son adjoint Anders Nilsson a signé un contrat de deux ans cet été, tout comme le troisième gardien de l’organisation, Marcus Högberg, qui aura un contrat à sens unique de la LNH en 2020-2021.

Anderson, lui, amorce la dernière année de son contrat, à un salaire de 4 M$ pour 2019-2020, pacte qui comporte une clause de non-échange modifiée (il doit soumettre une liste de 10 équipes auxquelles il ne veut pas passer).

« Ce serait égoïste de ma part de regarder plus loin que cette année. Je dois être 100 %, un jour à la fois. Si le corps va bien à la fin de la saison et que je suis encore capable de compétitionner comme j’en suis capable, on pourra en discuter, dit-il. À la position de gardien, il y a moyen de jouer longtemps, nous sommes plusieurs à le faire présentement [Ryan Miller, Pekka Rinne, Henrik Lundqvist]. Plus tu joues, plus tu es intelligent pour lire le jeu, ce qui compense pour la perte de vitesse et d’agilité. Je pense utiliser plus mon cerveau que mon corps. »

Anderson a été en perte de vitesse lors des deux dernières saisons difficiles de son équipe, avec des taux d’efficacité de ,903 l’an dernier et de ,898 l’année précédente.