Le 7 juin à Las Vegas, Martin Pouliot avait pu tenir la Coupe Stanley à bout de bras après la conquête du précieux trophée par les Capitals.

La Coupe Stanley chez Martin Pouliot

Dépisteur professionnel avec les Capitals de Washington, Martin Pouliot a vécu un moment d’extase, en juin dernier, lorsqu’il a soulevé la Coupe Stanley au bout de ses bras. Il en vivra un autre, dimanche, en passant la journée avec le précieux trophée.

Après avoir appris récemment qu’il pouvait accueillir la Coupe Stanley, comme l’a fait l’attaquant Alex Chiasson à la fin du mois d’août, Pouliot a prévu trois moments pour le partager avec les amateurs et ses proches. Ainsi, il sera possible à tous et chacun d’aller lui rendre visite, de midi à 14h, au Centre sportif Marc-Simoneau. En fin d’après-midi, un souper privé est prévu avec ses amis et sa famille, et vers 19h, il a planifié une visite à Saguenay, où il dirige les Voyageurs dans le baseball junior élite.

«Les Capitals ont vraiment été généreux de permettre aux dépisteurs de recevoir la Coupe Stanley», racontait Pouliot, qui réserve une petite surprise aux curieux qui s’approcheront du fameux bol de Lord Stanley.

Depuis plus de 20 ans

Pouliot est dépisteur dans la LNH depuis plus de 20 ans et à l’exception de sa première saison, où il besognait pour les Stars de Dallas, il a toujours travaillé pour les Capitals.

«Je l’ai déjà dit, mais en l’espace de 20 secondes avant que mon tour de soulever la Coupe n’arrive, j’ai pensé à tous mes voyages en Russie, en Finlande, en Suède, partout dans le monde, à toutes les nuits sur la route, à l’hôtel, etc. J’ai pensé à mes parents, à ma famille, à tout le monde», racontait-il entre deux périodes à un match des Remparts, mardi.

Il aimerait que tous ses collègues, peu importe l’équipe, puissent un jour vivre le bonheur de remporter la Coupe Stanley.

«Je souhaite de tout cœur à ceux qui font ce métier depuis longtemps de la gagner. Oui, on perd plus souvent qu’on gagne, mais quand c’est ton année, ça en vaut vraiment la peine!» notait celui qui a vécu la victoire avec son fils et fait vivre la parade des champions à sa fille.

Le dépisteur de Québec n’a pas oublié les amateurs de baseball, notamment ceux de Saguenay, où il a repris du service depuis quelques années. Il s’y pointera avec la Coupe en soirée, dimanche, afin de poursuivre la fête.

Un hybride

Pouliot était d’ailleurs là-bas, mercredi, afin de participer à une conférence de presse où l’on confirmait sa mise sous contrat pour les quatre prochaines saisons.

«Je suis un hybride, comme on pourrait dire. Je suis impliqué dans les deux sports. Les gens de baseball qui ne m’aiment pas disent que je suis un gars de hockey et ceux qui du hockey qui ne m’aiment pas disent que j’en suis un de baseball...», lance en riant celui qui fut aussi, au fil des ans, entraîneur-chef des Alouettes de Charlesbourg et des Diamants de Québec, dans la LBJEQ, et entraîneur adjoint d’Alain Rajotte avec les Tigres de Victoriaville, dans la LHJMQ.

Au cours des dernières années, la Coupe Stanley a séjourné dans la région de Québec grâce aux hockeyeurs Alex Chiasson (2018, Washington), Antoine Vermette (2015, Chicago), Simon Gagné (2012, Los Angeles), Patrice Bergeron (2011, Boston) et Philippe Boucher (2009, Pittsburgh), mais aussi à des hommes de hockey comme Michel Dumas (2010, Chicago) et Alain Chainey (2007, Anaheim).