Vice-président principal chez Tennis Canada, Eugène Lapierre a rendu hommage à l’organisateur du tournoi, Jack Hérisset.

La Coupe Banque Nationale s’en va à Albany

L’heure était aux retrouvailles, jeudi au Hilton Québec, où bénévoles, collaborateurs et organisateurs de ce qui fut connu sous les noms de Coupe Banque Nationale et Challenge Bell ont dit au revoir, une dernière fois, au tournoi de tennis féminin ayant animé la capitale pendant 26 ans.

Dernier propriétaire du tournoi, Tennis Canada avait réuni tout ce beau monde à une soirée où les bons souvenirs étaient plus nombreux que la tristesse de voir partir cette compétition pourtant fort appréciée par les joueuses de la WTA, qu’elle ait été présentée au Club Avantage ou au PEPS de l’Université Laval.

«On sait depuis longtemps que le tournoi ne revenait pas, cette année. Ce n’est pas un salon mortuaire, ici, l’idée était de souligner 26 ans de grand tennis, à Québec, qui fut une réussite grâce au travail des bénévoles, de Jack [Hérisset] et de ses différents collaborateurs. J’ai toujours pensé que la ville de Québec avait le meilleur ADN de tennis au Canada, c’est ici que j’ai assisté à mon premier tournoi international quand j’avais 12 ou 13 ans», racontait au Soleil Eugène Lapierre, vice-président principal, Québec et directeur du tournoi de Montréal.

Il aurait aimé tenir cette fête plus tôt, mais les négociations ont été longues pour trouver un nouveau nid au tournoi de Québec. Après avoir échoué dans ses tentatives de le vendre à des villes de l’Asie et à Lyon, en France, il a récemment négocié une entente qui enverra le tournoi à Albany, dans l’État de New York, dès l’an prochain.

«Il reste quelques ficelles à attacher, mais le tournoi sera en location pour trois ans, le tout assorti d’une option d’achat. On respectera aussi ce qu’on avait promis, à l’effet que tous les profits qu’on fera avec cette vente seront réinvestis à Québec», annonçait-il.

À Albany, le tournoi sera déplacé tout juste avant les Internationaux des États-Unis et sera disputé à l’extérieur, ce qui aurait été impossible à faire, à Québec. Le déplacement du circuit en Asie, en septembre et octobre, et la forte compétition financière pour attirer les joueuses là-bas ont forcé Tennis Canada à s’en départir et à ne pas tenir l’événement au PEPS, le mois dernier.

«On ne se sait pas encore sous quelle forme, s’il sera mixte ou masculin, mais il y aura un autre tournoi international à Québec à court ou moyen terme. Il s’agit de trouver la bonne formule. On voudra sûrement que le prochain tournoi serve encore de tremplin à nos jeunes joueurs québécois et canadiens. On va revenir avant les Nordiques», disait-il en souriant aux quelque 200 personnes ayant répondu à l’invitation.

Lapierre a aussi réservé un hommage bien senti à Jacques Hérisset, le directeur du tournoi. «Il a porté le tournoi à bout de bras. Ce qui m’impressionne de lui, encore aujourd’hui, c’est quand je lui téléphone, il dit qu’il va me rappeler parce qu’il est sur le terrain. Il continue à faire du développement à son école qui appartient maintenant à Sam [Aliassime, père de Félix]. Il semble aussi que la prochaine vedette du tennis canadien s’y trouve, un jeune de 10 ans.»