Océane Dodin avait remporté le tournoi en 2016.

La Coupe Banque Nationale quitterait Québec

Sur le point d’être vendu, le tournoi de tennis féminin de Québec la Coupe Banque Nationale quitterait Québec après 26 ans pour déménager en Chine ou aux États-Unis.

Éventée par TVA Sports lundi, la transaction attend toujours la signature au bas du contrat pour être scellée. Directeur du tournoi depuis sa création en 1993, Jacques Hérisset confirme néanmoins que les discussions entre Tennis Canada, propriétaire depuis trois ans, et l’éventuel acheteur sont avancées.

«Tant que rien n’est signé, on est au calendrier de la WTA et on est prêts à l’organiser», assure Hérisset, contacté par Le Soleil. «Mais depuis quelques années, l’enthousiasme populaire pour le tournoi s’amenuise et on perdait aussi plusieurs bonnes joueuses au profit des tournois asiatiques présentés en même temps. Tennis Canada tardait en plus à vouloir s’asseoir pour tracer un bilan», poursuit l’homme de tennis reconnu dans la région de Québec.

La Coupe BN de Québec est bel et bien toujours au calendrier de la WTA pour une 27e fois, du 9 au 15 septembre prochains, au PEPS de l’Université Laval. Des tournois WTA à Nanchang, en Chine, et à Hiroshima, au Japon, sont présentés la même semaine et lancent la saison asiatique qui s’étire tout l’automne.

Nouvel événement

Déjà après l’édition de 2018, à la lumière d’une énième baisse d’achalandage, le vice-président de Tennis Canada Eugène Lapierre avait émis la possibilité de vendre le tournoi, qui a souvent eu des acheteurs potentiels aux trousses.

Lapierre évoquait alors l’organisation d’un nouvel événement de tennis dans la région de Québec et un changement de dates capital pour sa réussite. Il avait identifié février comme moment idéal. Tennis féminin, masculin, mixte? Aucune information là-dessus pour l’instant.

Hérisset confirme qu’une bonne nouvelle accompagnerait l’annonce de la vente de la Coupe BN. «Il faut s’adapter aux changements. Le tennis n’a jamais été aussi populaire qu’il l’est en ce moment et il faut aller de l’avant», résume Hérisset, qui a entre autres participé à la formation de Félix Auger-Aliassime avant de voir le phénomène de L’Ancienne-Lorette partir pour le centre national d’entraînement de Montréal.

Des joueuses qui souhaitent venir jouer à Québec dans trois mois et demi sont déjà en contact avec Hérisset. Le directeur de tournoi leur répond que «pour l’instant, on continue comme d’habitude, mais qu’on va leur revenir aussi vite que possible».