Sous le regard amusé de Rebecca Marino, Monica Puig a eu droit à un «high five» du directeur Jack Hérisset lors du tirage de la Coupe Banque Nationale, samedi.

La Coupe Banque Nationale perd deux des trois premières favorites

Le malheur des uns fait le bonheur des autres, dit-on. Le tirage de la 26e Coupe Banque Nationale, qui s’amorce samedi avec les qualifications, en est un bel exemple.

Certaines joueuses se sont vues grimper parmi les têtes de série du tournoi en raison des désistements de la Russe Anastasia Pavlyu-chenkova (28e) et de l’Américaine Danielle Collins (37e). Au grand dam des organisateurs.

Pavlyuchenkova, qui donne ainsi son titre de favorite à la jeune Aryna Sabalenka (20e), a dû se retirer à la suite d’une blessure à une cheville. Elle a été éliminée au premier tour des Internationaux des États-Unis par la Suédoise Rebecca Peterson. De son côté, Collins, qui devait être troisième tête de série, est embêtée par une blessure aux muscles abdominaux.

«J’ai l’expérience des années, je sais que pleins de choses peuvent arriver», explique Jacques Hérisset, directeur de la Coupe Banque Nationale. «Oui je suis content du tableau depuis le début […], mais quand tu te dis que tu perds la 1 et la 3, quand même», dit-il en étant confiant de voir tout de même «du tennis de top 10».

C’est la Portoricaine Monica Puig (55e) qui a hérité du troisième rang de Collins dans le tableau principal. À sa première présence à Québec, elle affrontera Beatriz Haddad Maia (130e). Cette dernière s’est fait montrer la porte des qualifications à New York par la Québécoise Françoise Abanda (211e).

«Je ne regarde pas vraiment le tirage», avoue Puig. «Je viens de savoir contre qui j’allais jouer, mais je vais essayer de prendre ça un match à la fois. Je suis ravie d’être ici, c’est la première fois que je viens à Québec, alors je vais essayer d’apprécier chaque seconde. Je veux jouer du bon tennis, mais je veux aussi apprendre à connaître la ville.»

Puig excitée de jouer à Québec

Les seuls passages de Puig en territoire canadien ont été effectués à l’occasion de la Coupe Rogers qui se tient en alternance entre Toronto et Montréal, où elle s’est inclinée au deuxième tour, en août dernier. 

La championne olympique de 2016 effectuera donc ses premiers coups de raquette sur les terrains du PEPS de l’Université Laval. Elle croit que son style de jeu pourrait être un atout à l’intérieur. «C’est un peu plus rapide à l’intérieur, mais je suis une joueuse très agressive et j’aime jouer rapidement. Je suis vraiment excité de pouvoir jouer ici», dit-elle en soulignant avoir un faible pour la couleur bleu des courts.

«Ce n’est pas une surface très courante, puisque le tennis se joue généralement plus à l’extérieur. C’est bien une fois de temps en temps de se cacher du soleil, parce que parfois ça peut être très chaud», rigole-t-elle.

Gênée par des blessures au cours de la saison, Puig «joue du bon tennis récemment». Elle montre une fiche de 19 victoires et 14 défaites en 2018, en plus d’afficher des gains de près de 375 000 $ en bourses.

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EUGENIE BOUCHARD, LA GRANDE ABSENTE

L’étoile montante Leylah Fernandez, éliminée en quarts des Internationaux des États-Unis juniors, vendredi, Françoise Abanda (211e) et Rebecca Marino (266e) se sont vues remettre les trois laissez-passer disponibles pour le tableau principal du tournoi de Québec. Marino aura une adversaire de taille au premier tour en Tatjana Maria (70e), septième tête de série, qui a battu Abanda, vendredi à Chicago. «C’est un beau challenge, mais j’ai hâte de jouer», explique brièvement en français la Torontoise, qui en sera à sa troisième présence à Québec. «J’ai toujours aimé ces terrains intérieurs. En tant que Canadienne, j’ai joué beaucoup de tennis à l’intérieur dans ma vie, donc je suis très confortable à jouer sur cette surface et à jouer du tennis rapide», poursuit-elle dans son anglais maternel.

En ce qui concerne Fernandez et Abanda, elles auront des entrées en scène plus tranquille, alors qu’elles affronteront des joueuses issues des qualifications. La grande absente du côté canadien est sans doute Eugenie Bouchard. Même si les organisateurs désiraient la voir jouer devant le public de la capitale, ils ont dû se résigner à son absence.