Novak Djokovic a été la figure dominante à la Coupe ATP.
Novak Djokovic a été la figure dominante à la Coupe ATP.

La Coupe ATP à la Serbie grâce à Djokovic

SYDNEY — Novak Djokovic a vaincu Rafael Nadal, une fois de plus, dans un match qu’il devait gagner pour garder la Serbie dans la lutte. Puis, il est retourné sur le court moins d’une heure plus tard et a combiné ses efforts à ceux de Viktor Troicki, son ami de longue date, pour mettre la main sur la première coupe ATP de l’histoire du tennis masculin.

Dans le pays où le septuple champion des Internationaux d’Australie joue comme s’il s’agissait de sa terre natale loin de sa véritable terre natale, Djokovic a été la figure dominante de ce tournoi inaugural, qui a duré 10 jours et a réuni 24 pays.

«Je n’ai jamais vécu, nulle part, un tel soutien dans mes matchs, et j’ai joué dans les plus gros stades au tennis. C’était quelque chose de différent», a décrit Djokovic, rendant hommage aux milliers de Serbes, dont les chants ont recréé l’atmosphère d’un stade de football.

«Je veux remercier tout le monde pour avoir contribué à cette victoire, sur le court et à l’extérieur.»

Djokovic a défait Nadal 6-2, 7-6 (4) pour créer l’égalité 1-1 en grande finale, après que Roberto Bautista Agut eut battu Dusan Lajovic 7-5, 6-1 dans le premier duel en simple.

Front commun

Puis, après avoir porté son dossier en carrière à 29-26 contre Nadal, et accentué sa suprématie sur l’Espagnol sur surface dure, Djokovic et Troicki ont fait front commun pour prendre la mesure de Pablo Carreno Busta et Feliciano Lopez, 6-3, 6-4.

«Je vais me souvenir de cette expérience pour le reste de ma vie. Il s’agit de l’un des plus beaux moments de ma carrière», a affirmé Djokovic. J’ai été très fortuné et béni, j’ai connu une extraordinaire carrière au cours des 15 dernières années. Mais de jouer pour une équipe, de jouer pour un pays avec quelques-uns de mes meilleurs amis est quelque chose que vous ne pouvez égaler. C’est trop spécial.»

Selon Djokovic, l’appui de la communauté serbe à Sydney a été «hors du commun».

«Il y a beaucoup de Serbes à Sydney, a déclaré Djokovic. Si vous voulez organiser une célébration, nous sommes prêts.»

Depuis sa défaite en finale des Internationaux des États-Unis en 2013, Djokovic a gagné ses neuf derniers matchs sur surface dure contre Nadal, et 19 sets consécutifs.

Nadal a décidé de ne pas participer au match de double décisif, invoquant la fatigue et ajoutant qu’il avait confiance en Lopez, un quadruple champion de la Coupe Davis.

«J’ai joué beaucoup de tennis au cours des derniers jours. Mon niveau d’énergie est plus bas que d’habitude, a précisé Nadal. Il s’agit donc d’une décision d’équipe, et nous croyons en notre équipe. C’est pourquoi nous avons eu du succès dans le passé.»

Pression accrue

En remportant le premier match de simple, l’Espagne a accentué la pression sur Djokovic. Le Serbe n’avait pas concédé un seul duel en simple depuis le début du tournoi, incluant des victoires contre Daniil Medvedev, Kevin Anderson, Gaël Monfils et le Canadien Denis Shapovalov, et a entamé son duel comme si une défaite était hors de question. «J’ai amorcé le match de façon parfaite, sincèrement, a reconnu Djokovic. Tout fonctionnait pour moi. Mon service m’a sorti d’embarras au deuxième set.»

La foule de 10 223 spectateurs à l’Aréna Ken-Rosewall était composée de nombreux partisans serbes, qui ont agité leurs drapeaux, chanté «Serbie, Serbie, Serbie» et scandé «Nole», le surnom de Djokovic tout au cours de la finale.

Un peu après 1h, heure locale, ils acclamaient leurs champions.