Marc-André Fleury a rendu hommage à ses coéquipiers, mercredi soir, au terme du match décisif de la série.

La colonne vertébrale de Las Vegas

CHRONIQUE - EN SÉRIES / Le chiot s’appelle Bark-Andre Fleury. Sans blague.

Récemment, un partisan a fait l’acquisition d’un petit chien de la famille des terriers, dans une animalerie de Las Vegas. Quand est venu le temps de baptiser l’animal, il a rendu hommage au gardien des Golden Knights.

Le collègue de RDS Luc Gélinas est tombé sur l’animal et sur son maître, la semaine dernière, quand il était dans le désert pour couvrir le début des séries éliminatoires.

Il a partagé une photo dans les réseaux sociaux. Une photo du chien, pas du maître.

De toute façon, on devine assez facilement deux ou trois choses à son sujet.

D’abord, il a de l’esprit. To bark, en anglais, c’est aboyer.

Il n’a surtout pas mis de temps à comprendre les principes fondamentaux du hockey.

Sans Marc-André Fleury, les Knights ne seraient sans doute pas devenus la première équipe d’expansion de l’histoire de la LNH à balayer les honneurs d’une série.

Au premier tour, Fleury était confronté à un ancien récipiendaire du trophée Conn-Smythe. Jonathan Quick réussit, année après année, à jouer du grand hockey durant les séries.

Pour expliquer les choses simplement, Fleury devait être meilleur que lui. C’est ce qu’il a fait.

Il a conservé un taux d’efficacité de 97,7 % et il a réussi deux blanchissages.

Fleury a grandi à Pittsburgh. Sidney Crosby lui a enseigné à parler aux médias.

Il ne fallait pas trop s’étonner de l’entendre rendre hommage à ses coéquipiers, mercredi soir, au terme du match décisif de la série.

« Nous avons fait preuve de constance tout au long de la saison. Ça n’a pas été différent dans la dernière semaine. Les gars ont été solides. Grâce à eux, les Kings n’ont pas obtenu des tonnes de chances de marquer. Je ne me souviens pas d’une séquence, comme ça, où j’ai alloué seulement trois buts en 275 minutes de jeu. »

En disant ça, Fleury fermait volontairement les yeux sur les 20 dernières minutes du match numéro quatre.

On dit souvent que, dans une série de sept matches, la quatrième victoire est la plus difficile à obtenir.

Vers la fin du match numéro quatre, pour préserver la mince avance des Knights, Fleury a réussi au moins trois arrêts importants contre Anze Kopitar et Dustin Brown.

Ces deux piliers des Kings possèdent aussi deux bagues de la coupe.

« Il a été motivé tout au long de la saison. Il a déjà gagné trois coupes. On serait porté à croire qu’il n’a plus rien à prouver. Nous sommes tellement contents de compter sur lui. Il est la colonne vertébrale de notre équipe », a confié James Neal au quotidien Review-Journal.

Personne ne s’attendait à ce les Knights connaissent autant de succès à leur première saison.

Qui osera parier contre eux, maintenant ?

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Quand on fonce au filet...
Lars Eller a connu sa meilleure saison (régulière) en carrière. Presque 20 buts, presque 40 points. Une récolte honnête, pour un type qui pivote un troisième trio, coincé entre deux plombiers.

Son défi consiste maintenant à reproduire ses performances du printemps 2014. Le Danois avait joué du hockey inspiré, cette année-là, quand le Canadien s’est faufilé dans le carré d’as pour la dernière fois.

Lars Eller

Eller a encore fort à faire. Les Capitals ont eu besoin de tout leur petit change pour gagner un premier match contre les Blue Jackets, mardi.

Il a lui-même inscrit le but décisif, dans la cinquième période.

Il s’agissait de son premier but des séries de 2018 et de son premier but marqué en prolongation dans les séries de la Coupe Stanley.

Ce ne sera pas le but le plus spectaculaire de sa carrière. La rondelle a dévié contre deux patins avant de glisser sous Sergei Bobrovsky.

« C’était un but affreux. J’avais comme l’impression que le match se terminerait sur un but comme ça », a-t-il commenté après la partie.

Le défenseur vedette des Caps, John Carlson, voit les choses différemment. Il a indiqué au Washington Post que plusieurs joueurs, dans le camp des Caps, cherchent à se rebâtir en confiance en séries.

Puisqu’il fait partie des plus gros travailleurs de son équipe, selon lui, Eller méritait de marquer ce but.

Le « brave » géant
Il n’a pas eu l’air trop brillant, le grand Brian Boyle, dans le match numéro trois de la série opposant les Devils au Lightning. Un géant de six pieds et six pouces peut difficilement avoir le beau rôle, quand il s’en prend physiquement à un frêle défenseur qui n’a même pas encore 20 ans.

Mikhail Sergachev, lui, a gagné de précieux points auprès de ses coéquipiers. Plusieurs ont été impressionnés de le voir ainsi tenir tête à un joueur qui le dépasse d’une bonne tête.

Brian Boyle s'en est pris à Mikhail Sergachev dans le match numéro trois de la série opposant les Devils au Lightning.

« Je suis fier de lui », a déclaré Alex Killorn à L’Athlétique.

« Je ne m’en fais pas trop à son sujet », a quant à lui commenté Braydon Coburn.

Boyle, pour la petite histoire, aime bien intimider ses jeunes adversaires en séries. En 2012, dans le premier match de la série opposant les Sénateurs aux Rangers, il avait fait la même chose à Erik Karlsson.

Quelques jours plus tard, dans le match numéro deux, les Sénateurs avaient habillé leur matamore du temps, Matt Carkner.

Face à lui, Boyle avait paru pas mal moins courageux...

Souvenirs de 1993
D’habitude, c’est à Montréal qu’on raconte les meilleures histoires reliées au printemps 1993.

Mercredi matin, à Toronto, Mike Babcock a été pris de court quand on lui a parlé d’une vieille série qui a été jouée il y a un quart de siècle.

En 93, au premier tour, les Maple Leafs avaient été malmenés par les Red Wings dans les deux premières parties. Ils étaient revenus de l’arrière pour finalement atteindre la finale de l’Association Ouest.

Mike Babcock

« Tout ce que je sais, c’est qu’on doit gagner le match numéro quatre d’une série qui se déroule en 2018. Toutes les séries sont différentes. Je ne me soucie pas du tout de ce qui arrivé aux Maple Leafs en 93. »

La nostalgie, non merci.