Évelyne Viens (à droite) a réécrit plusieurs pages du livre des records des Bulls de l’Université de South Florida, l’équipe pour laquelle elle a évolué au cours des dernières saisons. Elle a terminé son parcours universitaire avec 73 buts et 23 aides en 77 parties.

La belle surprise d’Évelyne Viens

Après avoir réécrit plusieurs pages du livre des records des Bulls de l’Université de South Florida, l’attaquante Évelyne Viens a eu une belle surprise jeudi quand elle a été sélectionnée par le Sky Blue FC de Harrison, New Jersey, avec le cinquième choix en toute première ronde du repêchage des joueuses universitaires de la National Women’s Soccer League (NWSL).

«Je m’attendais plutôt à sortir en fin de première ronde ou en début de deuxième en raison de la limite quant au nombre de joueuses internationales par équipe. Je savais que le Sky Blue avait parlé à mon entraîneur, mais je ne m’attendais pas du tout à sortir si tôt!», indique en entrevue téléphonique avec Le Soleil l’athlète de L’Ancienne-Lorette qui assistait à la séance de repêchage à Baltimore, dans l’état du Maryland. 

Après avoir été choisie, Évelyne a été présentée à l’entraîneuse du Sky Blue FC, Freya Coombe, et à la directrice générale Alyse LaHue. «J’ai pu discuter un peu avec elles. Elles étaient vraiment contentes de m’avoir et elles ne voulaient surtout pas me perdre. C’est quand elles ont vu que d’autres équipes s’intéressaient à moi qu’elles m’ont prise avec le cinquième choix de la première ronde», explique-t-elle.

Apport offensif

Évelyne ajoute que les dirigeantes de l’équipe semblaient heureuses de pouvoir compter sur son apport offensif, elle qui a marqué 25 buts et obtenu trois aides en 20 parties lors de la saison qui a pris fin cet automne et qui termine son parcours universitaire avec 73 buts et 23 aides en 77 parties avec les Bulls.

La jeune femme de 22 ans retournera en Floride pour les six prochaines semaines, où elle s’entraînera avec ses anciennes coéquipières en vue du camp du Sky Blue qui débutera au mois de mars et de la saison régulière qui sera lancée à la mi-avril. «J’ai vraiment hâte de devenir une joueuse de soccer professionnelle dans la NWSL. C’était mon premier choix, car c’est une belle ligue où tu peux t’améliorer en jouant contre les meilleures», poursuit-elle. Évelyne n’est pas fâchée non plus d’aboutir dans une équipe en reconstruction où elle aura l’occasion de faire sa place.

«Le Sky Blue FC a repêché trois autres bonnes joueuses aujourd’hui en plus de transiger pour obtenir les services de Mallory Pugh, une étoile montante de 21 ans du Spirit de Washington. Ils ont décidé de miser sur la jeunesse, alors je pense que c’est un bon match pour moi», poursuit celle qui se rapprochera aussi de sa famille.

«Après plusieurs années passées en Floride, je ne serai plus qu’à huit ou 10 heures d’auto de Québec. Ça fait une différence. Mes proches devraient pouvoir aller me voir jouer plus souvent!», poursuit-elle en avouant qu’elle ne connaît pas du tout la ville de Harrison. «Mais j’ai une coéquipière des Bulls qui habite à 40 minutes de là, alors je vais lui demander de m’en parler un peu!»

Rare Québécoise

La Lorettaine sera aussi l’une des rares joueuses québécoises dans la NWSL. «Il n’y en a vraiment pas beaucoup. Je sais qu’il y a Amandine Pierre-Louis, qui est Montréalaise et s’aligne aussi avec le Sky Blue FC. Bianca Saint-Georges, originaire de Lanaudière, a été repêchée l’an passé par les Red Stars de Chicago, mais n’a pas pu jouer en raison d’une blessure.»

Et cette semaine haute en émotion n’est pas encore terminée pour Évelyne, qui ne finit plus d’accumuler les bonnes nouvelles. Avant d’être repêchée, elle avait appris que son nom faisait partie de la liste des joueuses admissibles à faire partie de l’équipe canadienne de soccer pour le tournoi de la zone CONCACAF. «Et samedi, c’est le banquet All American où la NCAA remettra ses prix. Je serai récompensée pour avoir été élue au sein de la deuxième équipe d’étoiles de la NCAA et de la première équipe d’étoiles académiques. Après ça, ce sera vraiment la fin de mon parcours universitaire», conclut-elle fièrement.