Après une première demie sans but, les Belges ont finalement réussi à percer la défense panaméenne, en retour vers un gain de 3-0, lundi.

La Belgique l'emporte 3 à 0 contre le Panama

SOTCHI — Rude apprentissage pour le Panama, qui a vu son rêve brisé 3-0 par la Belgique lors de son premier match en Coupe du monde, lundi à Sotchi.

Sur les rives de la mer Noire, des Belges apathiques ont peiné 45 minutes avant que Dries Mertens n’expédie un splendide tir lobé dans le petit filet opposé (47e). Et sur un merveilleux extérieur du pied de Kevin De Bruyne, Romelu Lukaku a enfoncé le clou de la tête (69e), avant de doubler la mise six minutes plus tard du gauche après une passe d’Eden Hazard dans l’espace (75e).

«On est contents, même s’il y a des choses à améliorer», a reconnu Hazard. «Même si on n’a pas fait un excellent match, on rentre quand même bien. On marque des buts, on ne prend pas de but.»

En tout cas, voilà la Belgique déjà lancée avant d’affronter la Tunisie le 23 juin. Et à la différence de l’Allemagne ou du Brésil, c’est l’une des rares équipes favorites du Mondial à y être parvenu...

«On a montré qu’on était là. Même si c’était compliqué, on a quand même gagné 3-0 donc c’est peut-être un message pour les autres équipes», a prévenu Hazard.

Transportés par la foule

La défaite n’a pas empêché les quelque 4500 supporters venus du Panama, petit pays d’Amérique centrale de 4 millions d’habitants, de profiter bruyamment de cette rencontre inaugurale, la première de leur histoire dans un Mondial. Mais les Panaméens auraient sans doute aimé obtenir davantage dans un tournoi où les sans-grade n’ont cessé de déjouer les pronostics.

Jan Vertonghen et Dedryck Boyata célèbrent la victoire de leur équipe.

Pour la Belgique, ce 20e match consécutif sans défaite lance une campagne dont les «Diables Rouges» espèrent qu’elle les mènera enfin jusqu’au dernier carré, après les éliminations en quarts du Mondial-2014 et de l’Euro-2016.

Il y aura toutefois beaucoup de choses à revoir pour le sélectionneur Roberto Martinez : gâchis dans la finition et manque criant d’énergie sous le chaud climat du sud de la Russie, peut-être plus favorable à leurs adversaires.

Galvanisés par l’enthousiasme de leurs supporters et par la sympathie du public russe, les Panaméens ont longtemps embêté les Belges. Immédiatement dans le bain, les débutants ont pris confiance et malgré leur net déficit technique, sous les vivats d’un public conquis qui scandait «Si se puede!» («Oui, c’est possible!») ou «Eh-eh, Panama!»

«C’était fantastique, les joueurs, le public, tout a été formidable. C’était un beau spectacle et l’équipe n’a pas détonné par rapport à l’adversaire», s’est réjoui le sélectionneur Hernan «Bolillo» Gomez.

Pour le reste, les «Diables Rouges» ont globalement dominé ce match, que les Panaméens, qui n’avaient plus rien dans le réservoir, ont achevé en communiant ensemble à genoux au centre du terrain, avant de saluer leurs supporters.

«Je ne veux pas minimiser ce qu’a fait le Panama, mais c’était difficile pour eux de tenir plus de 60 minutes», a indiqué Roberto Martinez, le sélectionneur belge. «Malgré tout, ils méritent des éloges pour ce qu’ils ont fait pendant la première période, et mes joueurs méritent d’être loués pour ce qu’ils ont fait en seconde.»