Le pilote canadien Lance Stroll, dont la mère est Belge, possède également un passeport du petit pays d'Europe de l'Ouest.

La Belgique, «deuxième Grand Prix national» pour Stroll

Après des vacances au Canada et dans les Caraïbes, Lance Stroll reprend le collier dans l'espoir d'ajouter à son bagage d'expérience et, surtout, des points au classement au championnat des pilotes de Formule 1.
Et le tout va commencer cette fin de semaine au Grand Prix de Belgique, son «deuxième Grand Prix national». Comme c'est le cas de Max Verstappen, Stroll a en effet des racines maternelles en Belgique, ce qui procure un cachet particulier à cette course.
«Vous pouvez dire que c'est mon deuxième Grand Prix national», a reconnu Stroll jeudi, à la veille des premiers essais libres. «Ma mère est Belge, je suis donc demi-belge et j'ai mon passeport belge. J'ai de la parenté du côté de ma mère, mais je n'ai pas la chance d'y aller souvent. Mais oui, pour moi, il s'agit d'un Grand Prix spécial.»
Comme c'est le cas pour tous les pilotes, la course sur le long circuit de Spa-Francorchamps donne le coup d'envoi à la deuxième moitié de saison. Mais dans le cas du Québécois de 18 ans, c'est aussi l'occasion de mettre en pratique les leçons apprises pendant les 11 premières courses du calendrier.
«Il y a encore des choses que je peux améliorer au niveau de mon pilotage, mais c'est comme ça lors d'une première saison. Nous voulons continuer d'apporter des améliorations à la voiture, maximiser les performances et marquer des points chaque week-end. C'est mon but. Parfois, c'est plus facile, selon la piste. Mais on va y aller course par course, et on va voir.»
La régularité a fait défaut
Lorsqu'il jette un regard sur la première moitié de cette saison inaugurale, Stroll est conscient que la régularité a fait défaut. Néanmoins, il brosse un portrait positif de ses premiers moments parmi l'élite du sport automobile.
«Il y a eu des hauts et des bas, comme il fallait s'y attendre, et il y a des choses à apprendre. Les deux dernières courses n'ont pas été faciles, mais avant ça, nous avons réussi un tour du chapeau de points au classement et obtenu un podium. Globalement, je suis assez satisfait de la façon dont les choses se sont passées.
«Il y a des circuits qui étaient plus favorables pour notre voiture et sur lesquels nous avons bien paru», a-t-il aussi mentionné. «À Bakou et au Canada, nous avons réussi à offrir de bons résultats. Mais nous voulons être compétitifs sur tous les circuits, et éviter les fluctuations de cinq à dix places d'une course à l'autre comme ç'a parfois été le cas.»
Stroll se rend compte que l'apprentissage de toutes les subtilités de la Formule 1 se fait très graduellement. «Il me reste beaucoup à offrir, avec plus de kilomètres de courses et plus d'expérience. Quand je compare à l'an dernier, l'aisance que j'avais en Formule 3 était beaucoup plus grande que celle que je possède en Formule 1, à cause des années. Avec plus d'expérience et plus de temps passé dans le bolide, je crois que je pourrai en donner beaucoup plus.»