Le nouveau joueur des Remparts Kevyn Brassard, entouré de Jacques Tanguay et Patrick Roy, respectivement président et entraîneur-chef de l'équipe.

Kevyn Brassard sur les traces de son frère Éric

SHAWINIGAN — Ça ne s’invente pas! À leur premier repêchage sous la férule de Patrick Roy, les Remparts de Québec ont jeté leur dévolu sur le gardien de but Kevyn Brassard, le frère d’Éric Brassard, qui a déjà porté les couleurs des Diables rouges sous le régime de Philippe Boucher.

Les Remparts ne parlaient qu’en troisième ronde de la séance de sélection de la LHJMQ, samedi à Shawinigan. Brassard s’alignait avec les Forestiers d’Amos, la saison dernière, mais il est originaire de Saint-Hubert.

«Il s’agit d’une très belle journée, je suis fier d’être avec les Remparts. Les rencontres avaient bien été. Je m’y attendais un peu. Depuis que mon frère a joué à Québec, je rêvais à jouer pour eux, moi aussi, et je le réalise. Je vais leur prouver au camp qu’ils ont bien fait de me prendre», disait le gardien de 16 ans.

À six pieds, Brassard est un grand gardien dans la même lignée de son frère, qui avait été cédé aux Mooseheads dans la transaction ayant amené Zachary Fucale, l’année de la Coupe Memorial (2014-2015).

«Si je suis gardien, c’est grâce à mon frère. Je me souviens quand j’étais plus jeune d’être venu le voir en plein milieu de semaine, on était retourné tard à la maison...»

Éric Brassard, qui joue maintenant au niveau universitaire en Nouvelle-Écosse, était aussi souriant que son petit frère, samedi.

«C’est spécial, je suis très content pour lui. Québec, c’est une place de première classe, les Remparts sont une grande organisation. Moi, j’ai adoré mon passage à Québec, je lui souhaitais», expliquait le plus vieux des frères Brassard.

Kevyn est-il aussi bon qu’Éric?

«Mon frère est un bon gardien. Il est encore jeune, mais il a beaucoup de talent pour son âge. Il est assez gros, athlétique, je pense qu’il sera très bon dans le junior. Je ne sais pas [s’il est meilleur que lui], mais au même âge, c’est sûr qu’il l’est car moi, je n’ai pas joué midget AAA. Il devra maintenant faire ses preuves», disait-il.

Le dépisteur chef et directeur général adjoint Christian Vermette n’a su qu’il y a deux semaines que Brassard était le frère de l’autre. «Il possède le potentiel pour devenir à maturité un gardien numéro 1 dans notre ligue», indiquait Vermette.

En sixième ronde, les Remparts ont pris un autre gardien, soit Thomas Boucher, des Corsaires de Pointe-Levy.

«Ce n’est pas une journée facile pour personne sans choix de première ronde, mais nous sommes allés chercher de la profondeur qu’on avait besoin devant le filet. Dans l’ensemble, on a repêché des joueurs avec de la vitesse et mobiles à l’arrière», résumait Patrick Roy.

Un mandat pour Roy

Avec leur choix de 4e ronde (65e), les Remparts ont réclamé le défenseur offensif de six pieds Nicolas Savoie, un produit de l’école préparatoire Newbridge Academy, à Moncton. Il a une entente verbale pour se joindre à Providence College, mais les Remparts ont déjà discuté avec la famille.

«Nous étions sur le point de prendre une chance avec Thomas Bordeleau, mais l’Armada l’a choisi avant nous. Alors, on a décidé de prendre une chance avec Nicolas, c’est le joueur de notre repêchage qui pourrait se joindre à nous dès la prochaine saison, ce serait une belle prise pour nous s’il acceptait. Nous avons déjà commencé à parler à la famille, nous continuerons à le faire. J’aimerais que Marc-Édouard Vlasic soit présent lorsqu’on leur parlera», confiait Roy, qui a confirmé la sélection du jeune homme à son agent, Alain Roy. Il n’a pas senti de déception de leur part d’être repêché par les Remparts, qui ont aussi réclamé Alexander Teleguine (10e ronde) et Matthew Berniers (13e), deux attaquants américains originaires du Massachusetts.