Kevin Bizier n'a pas détesté son premier bain de foule au Winter Garden de Sheffield alors que les 200 curieux venus assister à l'entraînement public se sont permis d'applaudir son entrée dans le ring en compagnie de son entraîneur Marc Ramsay.

Kevin Bizier comme à Québec... ou presque

Kevin Bizier s'attendait à bien pire. Les quelque 200 amateurs venus à l'entraînement public ont même applaudi son entrée en scène. «C'était bien ordinaire, quasiment comme à Québec...» a-t-il constaté.
Soyons clair. Il y a un monde entre la grande serre du Jardin d'hiver (Winter Garden) ouverte aux passants, un mardi midi, et le Sheffield Arena enflammé par 7000 féroces partisans du champion Kell Brook attendus samedi soir. Et Bizier le sait.
N'empêche que l'accueil initial poli des concitoyens de Brook à l'endroit du Québécois n'avait rien du choc appréhendé. Après la petite démonstration du champion olympique de 2012 Luke Campbell, qui se battra samedi pour un titre du Commonwealth contre Gary Sykes, Bizier a grimpé dans le ring aménagé pour l'occasion, autour de 13h.
Quelques tours de corde à danser, du shadow boxing et un peu de tapage de coussins avec son entraîneur, Marc Ramsay. Une foule bigarrée, amalgame de promeneurs du centre-ville et d'amateurs de sport curieux.
Le plus important, c'est l'arrivée de Ramsay. Le super entraîneur est débarqué en Grande-Bretagne mardi matin aux côtés du promoteur Yvon Michel, de l'entraîneur adjoint Luc-Vincent Ouellet et du consultant en nutrition Jean-François Gaudreau.
Anber et le snooker
Bizier, l'entraîneur adjoint Samuel Décarie-Drolet, l'homme de coin Russ Anber et la vice-présidente de GYM Alexandra Croft avaient déjà établi leur campement à l'hôtel Mercure St. Paul's depuis jeudi dernier. Passionné de snooker, Anber est comme un enfant dans un magasin de bonbons.
Mais avec l'arrivée de Ramsay, on entre dans le crunch. On voit que Bizier commence à être dans sa bulle. Le duo est associé depuis bientôt huit ans. Ramsay sait sur quels boutons peser. L'heure est beaucoup plus à l'attente et à la perte de poids qu'à l'entraînement. Mais à cinq jours du combat,  quatre mercredi, on passe aux choses sérieuses.
L'horaire énergétique de Bizier est déjà en phase avec l'heure locale britannique, soit quatre heures plus tard qu'au Québec. Les Anglais avanceront leurs horloges d'une heure dans la nuit de samedi à dimanche, deux semaines après nous, pour retourner aux cinq heures de décalage horaire habituelles entre les deux endroits. 
L'aspirant obligatoire au titre mondial des 147 lb de l'IBF s'entraîne chaque soir, son combat étant prévu pour 22h30. Clou d'une longue soirée dont la première cloche devrait sonner dès 17h10. Dix affrontements sont au menu avec Bizier comme l'un des deux seuls étrangers sur la carte.
Le choc Bizier-Brook commencera donc vers 18h30, samedi, au Québec. La seule façon de le regarder de façon légale sera la télé à la carte, dans une Cage, Brasserie Sportive ou d'autres endroits licenciés.