Simon Kean (à droite) n'a eu besoin que trois rounds pour triompher sur l’Américain Daniel Martz par K.O.

Kean expéditif

RIMOUSKI — Simon Kean conserve sa ceinture WBC International argent des poids lourds. Il ne lui a fallu que trois rounds pour triompher sur l’Américain Daniel Martz par K.O., vendredi soir, lors du gala de boxe tenu au Colisée Financière Sun Life de Rimouski, devant une foule qui le soutenait bruyamment.

«Mon état d’esprit était à point, aujourd’hui, a commenté Kean pour expliquer sa victoire. J’étais à l’aise. J’ai du fun. J’ai senti l’accueil chaleureux. L’ambiance était survoltée. J’ai adoré combattre ici!» 

Il s’agissait du quatrième gain de suite pour le boxeur trifluvien. Sa seule défaite chez les professionnels remonte à l’automne 2018, alors qu’il s’était incliné devant Dillon Carman de l’Ontario.

Le premier round a pris fin lorsque Kean a assené une solide droite à Martz. Au deuxième round, il a envoyé son adversaire au plancher deux fois plutôt qu’une. Puis au troisième round, Martz est tombé dans les câbles pour terminer sa course par terre, complètement sonné.

Chabot déchaîné

Le combat de Thomas Chabot aura été encore plus court : 1:24. Après avoir été envoyé au sol par le Mexicain Luz Marcos Garcia qui lui a servi un crochet à la tête, le boxeur de Thetford Mines s’est relevé aussitôt. Déchaîné, il a bloqué son adversaire dans le coin. Dès qu’il a aperçu une ouverture, il a servi un vigoureux coup au sternum de Garcia qui s’est immédiatement écroulé, incapable de se relever, la souffrance étant palpable. Chabot a été déclaré gagnant par K.O. technique.

Originaire de Rivière-du-Loup, Leila Beaudoin, qui réside à Québec, a été chaudement applaudie par ses partisans tout au long du combat où elle a affronté une adversaire coriace, Maria Esther Del Angel Diaz. L’attaque constante et le volume de coups plus élevé qui a atteint plusieurs fois sa cible a eu raison de la Mexicaine. La Québécoise a été déclarée gagnante par décision unanime après les quatre rounds prévus. Beaudoin célébrait sa deuxième victoire en autant de combats. «J’ai fait tout ce que j’avais travaillé dans le gym, se réjouissait-elle à l’issue du combat, en soulignant qu’elle avait beaucoup apprécié les encouragements de la foule. La fille [Diaz] avait vraiment un bon menton et elle a bien encaissé. Je l’ai ébranlée et à la fin, elle se sauvait pas mal. Je suis bien contente. La fille avait vraiment beaucoup d’expérience dans le ring. Je n’avais pas affaire à une débutante!»

Duguay mord la poussière

Pour ses premiers pas dans la boxe professionnelle, Mathieu Duguay a mordu la poussière devant un compétiteur féroce nommé Armando Morales Gutierrez. Pourtant, l’athlète de Québec avait démontré beaucoup de ténacité au premier round. Mais, après un premier round énergique de la part de Duguay, le Mexicain a rectifié son tir et a accru la cadence. La guerre était déclarée entre les deux gaillards prêts à tout donner. L’arbitre, voyant Duguay chancelant au quatrième round, a mis un terme au combat à 2:45.

Sébastien Roy ne l’a pas eu facile contre Flavio Michel. Le caractère offensif du Montréalais a compliqué les choses pour Roy, qui a tout de même réussi à sortir victorieux d’un âpre combat contre un belligérant qui, jusqu’à la fin, n’était vraiment pas déterminé à abandonner. Après huit rounds où l’action était à son comble, les juges ont rendu un verdict de décision majoritaire en faveur du boxeur de Québec, qui en était à son premier combat de huit rounds, ce qui lui a demandé une attention particulière à l’entraînement. «C’était un combat dur physiquement, a admis le pugiliste. On s’en attendait! On savait que Flavio Michel était un tough, comme on dit. Mais, je suis vraiment content. J’ai réussi à contrôler le combat malgré tout. À la fin du combat, je n’étais pas sûre que j’allais remporter. Mais, je pense que j’ai réussi à donner les meilleurs coups. J’ai été plus rapide, plus incisif et je pense que c’est ce qui a fait que j’ai gagné. J’ai déjà hâte au prochain!»

Hubert Poulin a soulevé les passions chez les spectateurs de Rimouski qui en ont fait visiblement leur préféré. Après un combat de quatre rounds vifs et costauds contre Eduardo Valencia Aguilar, les juges ont sacré l’athlète de Québec gagnant par décision unanime. Il s’agit de sa deuxième victoire en autant de combats chez les professionnels. «J’ai prouvé que j’étais pas juste capable de frapper l’autre, mais de boxer dans plusieurs facettes, a-t-il commenté. Défensivement, je n’ai pas pris des coups pour rien. J’ ai montré que j’étais meilleur que lui. J’ai moins forcé, j’ai choisi mes shots. J’ai fait avec les réserves de gaz que j’avais. Je suis fier de ma performance et mon coach a l’air fier. J’avais promis à ma fille que j’allais sortir de là avec la victoire et j’ai réussi!»