Simon Kean a vaincu Dillon Carman en moins de trois rounds, samedi soir au Centre Gervais Auto de Shawinigan, devant 3600 spectateurs.

Kean dompte ses démons!

Shawinigan — Simon Kean (17-1, 16 K.-O.) a remis les pendules à l'heure dans son château-fort du Centre Gervais Auto, samedi soir devant 3600 spectateurs à Shawinigan, en forçant l'arbitre à mettre un terme à son duel face à Dillon Carman (14-5, 13 K.-O.) avec quatre petites secondes à écouler au troisième round.

Le Grizzly trifluvien a ainsi pris sa revanche face à son rival ontarien qui lui avait passé le K-O. au quatrième round, le 6 octobre dernier au Centre Vidéotron de Québec. «Je suis extrêmement soulagé et très fier. Ma condition physique était supérieure à la sienne. J'ai réussi à imposer mon rythme. Je l'ai vaincu alors je vais être plus confiant à l'avenir. Mais je suis capable d'être encore plus performant, a lancé Kean après sa 16e victoire chez les professionnels. Mes entraîneurs avaient écrit sur une feuille que, selon les statistiques du camp d'entraînement, j'allais gagner au troisième round ce soir. C'est ce qui s'est passé.»

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Le protégé de Jimmy Boisvert a connu un lent début de duel alors que Carman s'est amusé à placer son direct avec aisance au premier assaut. «Je n'ai pas respecté le plan de match assez. J'aurais dû être plus agressif. Dillon est quand même bon et j'avais dans la tête qu'il m'avait déjà knocké une fois.  Disons que le méchant loup et le bon loup se parlaient dans ma tête et il fallait que j'écoute le bon!»

Après un deuxième round plus partagé, l'olympien de 30 ans a subi les foudres de son entraîneur Jimmy Boisvert à son retour dans le coin. Il n'en fallait pas plus pour allumer le feu, au grand bonheur des amateurs! «Mes coachs m'ont réveillé, car j'étais en train de m'éloigner du plan de match. Jimmy m'a botté le cul! Il m'a dit que je ne faisais pas du tout ce qu'il m'avait demandé. Il m'a dit d'aller mettre de la pression, de lui rentrer dedans et d'arrêter de faire mon peureux.»

Il faut croire que la recette était la bonne!

Kean a d'abord expédié Carman au plancher avec une solide gauche au milieu du troisième round. Puis, à la reprise des hostilités, il a multiplié les coups de poing à l'endroit de son rival ontarien qui s'est retrouvé coincé, en eaux troubles, dans le coin du ring, jusqu'à ce que l'arbitre ne vienne mettre un terme au combat.

Aux yeux de son entraîneur, Kean a remporté ce duel grâce à son travail en zone restreinte. «Je lui avais dit d'être plus méchant dans les batailles au corps à corps. Il est trop gentil dans ce genre de situations. Il a écouté et c'est exactement comme ça qu'il l'a battu», a-t-il expliqué. «Même s'il a reçu quelques jabs au début, Simon démontrait qu'il avait du chien. Je savais que ça allait se replacer.»

Dans le camp perdant, Carman estimait que le fardeau de cette défaite lui revenait totalement. Il ne semblait pas prêt à donner beaucoup de crédit à son adversaire. «Je savais qu'il allait sortir fort. Il a progressé depuis notre dernier combat, a d'abord commenté Big Country. J'avais le contrôle avec mon jab puis j'ai commencé à vouloir l'assommer et ça m'a joué des tours. C'est totalement de ma faute, cette défaite, même si je crois que l'arbitre a arrêté le combat un peu rapidement.»

Un troisième chapitre?

Peu de temps après sa défaite, Carman parlait déjà d'un troisième chapitre avec l'olympien de Trois-Rivières. «Tout le monde adore les trilogies alors j'espère qu'il va m'offrir une revanche. Ils ont dit qu'ils allaient le faire si je perdais alors je souhaite qu'ils vont honorer leur parole.»

Et à en croire Kean, il n'est pas impossible que cette trilogie se complète dans un avenir rapproché! «Si les fans veulent un troisième combat, je vais le donner. Je suis ouvert à n'importe quoi.»

Le nom du champion canadien des poids lourds Mladen Miljas se retrouve aussi sur l'écran radar de Kean et son entourage.