Le kayakiste de 23 ans de Lac-Beauport a réussi l’«un de mes meilleurs week-ends de course» en carrière. «J’étais bien dans ma tête. Conscient des enjeux, mais en moyen de réaliser mes objectifs», résume-t-il.

Kayak: Pierre-Luc Poulin parfait aux essais

Pierre-Luc Poulin a décroché deux victoires en deux épreuves aux premières sélections de l’équipe canadienne pour la saison de kayak en sprint, cette fin de semaine, à Montréal.

Le kayakiste de 23 ans de Lac-Beauport a réussi l’«un de mes meilleurs week-ends de course» en carrière. «J’étais bien dans ma tête. Conscient des enjeux, mais en moyen de réaliser mes objectifs», résume-t-il.

Sa grande victoire, en solo, est survenue samedi à l’épreuve du K1-200 m. Une surprise même pour lui de franchir le premier le fil d’arrivée en 36,869 s, neuf centièmes de seconde devant son plus proche poursuivant.

«En passant la ligne, j’avais de la difficulté à croire que c’était moi qui avait gagné! La profondeur canadienne en K1- 200m est impressionnante. J’ai les qualités physiques requises pour réaliser une performance comme ça depuis deux ans, mais je n’étais pas en mesure de tout mettre en place pour y arriver. Dans cette course, j’ai réussi à bien sortir des sabots de départ et à prendre la tête de la course», explique Poulin.

La victoire en quatuor K4-500 m était plus prévisible, comme en témoigne l’énorme avance de 2,372 s à l’arrivée après 1 min 23,839 s d’effort. Poulin faisait ici équipe avec Mark De Jonge, Nicholas Matveev et Simon McTavish.

Le K4-500 s’avère la priorité pour l’équipe canadienne en vue des Jeux olympiques de 2020. Il s’agissait donc de l’épreuve la plus importante de la fin de semaine chez les kayakistes masculins.

Poulin est ainsi en route pour les deux étapes de Coupe du monde tenues fin mai en Europe, soit à Poznan, en Pologne, du 23 au 26 mai, et à Duisbourg, en Allemagne, 31 mai au 2 juin.

Il ne sait pas à quelle épreuve il prendra part, K1-200 ou K4-500, ou même les deux, ce qui ne serait toutefois «pas optimal» au plan des performances. La décision revient au comité de haute performance de la fédération canadienne de canoë-kayak et à l’entraîneur Frédéric Jobin, lui aussi de Lac-Beauport.