Erik Karlsson pourrait demander un salaire similaire à celui de Connor McDavid. Le capitaine des Oilers d’Edmonton empochera 12,5 millions annuellement à compter de l’an prochain.

Karlsson n’exclut pas un départ

BROOKLYN — Le moment n’était pas nécessairement bien choisi alors que son club traverse une tempête, ayant perdu ses sept matches précédents.

Erik Karlsson n’avait cependant pas trop le choix de réagir aux propos tenus la veille par Drew Doughty, des Kings de Los Angeles, qui a confié au site The Athletic qu’il entendait discuter de ses négociations de contrat futures avec le défenseur des Sénateurs d’Ottawa par l’entremise de leur agent commun (Don Meehan) alors qu’ils pourraient tous deux devenir joueurs autonomes sans compensation après la saison prochaine.

« J’imagine qu’on va se comparer à P.K. Subban (salaire moyen de 9 millions $ par an) et je pense qu’on mérite tous les deux beaucoup plus », a dit Doughty en parlant d’un récipiendaire du trophée Norris, comme lui et Karlsson (deux fois).

Le capitaine des Sénateurs n’est pas rendu aussi loin dans sa réflexion, mais pour la première fois, il a ouvert la porte à signer un pacte avec une autre équipe si jamais le DG Pierre Dorion – et le propriétaire Eugene Melnyk – ne sont pas prêts à le payer à sa juste valeur sur le marché, lui qui représente une « aubaine » à 6,5 M$ par saison jusqu’à la fin de 2018-2019.

« J’ai lu ça et c’était bien dit, il y pense déjà, ce qui n’est pas nécessairement pas mon cas... C’est ça qui est ça, mon approche est probablement différente, je n’y ai pas trop pensé, mais je vais devoir le faire en allant de l’avant, alors que la saison progresse », a-t-il commencé par dire après la pratique des siens jeudi à Brooklyn.

« Nous sommes dans une business, nous sommes traités comme dans une business et nous allons faire la même chose avec tout le monde. Je ne sais pas ce que je vais avoir comme salaire, la ligue est comme elle est (avec un plafond salarial). Si je vais sur le marché, je vais faire ce que je vaux, et ce ne sera rien de moins, peu importe où je vais aller. C’est l’aspect business du jeu », a-t-il ajouté.

Marié à une femme originaire d’Ottawa, Karlsson a déjà exprimé le souhait de rester dans la capitale toute sa carrière. « J’aime ça ici, je suis à l’aise ici, j’ai été ici toute ma carrière. J’ai investi beaucoup de temps et j’aimerais me rendre jusqu’au bout. Mais comme j’ai dit, si ça ne marche pas côté affaires, je vais devoir regarder ailleurs parce que c’est ce qu’ils vont faire également », a-t-il mentionné à ce sujet.

Les Sénateurs pourront commencer à négocier un nouveau contrat avec leur joueur de franchise le 1er juillet de l’été prochain, et il faut s’attendre à ce que le clan Karlsson demande un contrat similaire à celui consenti par Edmonton à Connor McDavid, qui fera 12,5 M$/an à compter de la saison prochaine.

La discussion survient à un moment où Karlsson en arrache autant que son club, lui qui n’a aucun point lors de leurs sept revers de suite, avec un différentiel de moins-8. C’est la deuxième plus longue disette de sa carrière, après une de huit parties à sa saison recrue en 2009-2010.

Il a souvent laissé paraître de la frustration sur la glace, et il n’était pas d’accord quand un collègue lui a demandé si ce n’était pas une mauvaise émotion à avoir de ce temps-ci. « On a besoin d’un peu de frustration, mais de la bonne façon. »

Son entraîneur Guy Boucher pense que Karlsson ressent de la pression présentement.

LES SOUVENIRS DE DUCHENE

Matt Duchene était de retour dans l’amphithéâtre où il a appris son échange aux Sénateurs le 5 novembre dernier, le Barclays Center.

En revenant dans le vestiaire où il a endossé les couleurs de l’Avalanche du Colorado pour une dernière fois, apprenant la transaction au milieu d’un match contre les Islanders, il ne peut que secouer de la tête en constatant que son nouveau club a subi sept revers de suite où il n’a compté qu’un total de neuf buts.

« Je ne comprends pas, nous avons tellement de joueurs de talent ici. C’est une léthargie collective comme je n’en ai jamais vu, c’est un jeu de pouces et nous sommes un pouce du mauvais côté présentement. Regardez mercredi (à Montréal), on frappe deux poteaux et “Cecer” (Cody Ceci) déjoue (Carey) Price, mais il frappe le manche de son bâton en troisième », soulignait Duchene.

Matt Duchene

Ce dernier n’a pas regardé les reprises de la punition qu’il a fait prendre à Joe Morrow en deuxième période, qui aurait pu lui valoir un tir de punition autant que l’accrochage de Ceci à l’endroit de Jonathan Drouin.

« Je pense que c’était pas mal pareil, mais c’est une zone grise un peu, il faudrait que je regarde (le vidéo) pour comparer. On a presque compté sur le jeu de puissance », a-t-il ajouté.