Les Capitales ont envoyé leur as Karl Gélinas sur la butte, lundi soir, pour entamer leur dernière série de la saison.

Karl Gélinas dans l'attente d'une invitation des majeures

Au sommet de son art, le lanceur Karl Gélinas serait sur le point d'obtenir une invitation d'une équipe des ligues majeures de baseball.
L'as de la rotation des Capitales de Québec séjourne depuis le 28 janvier chez Éric Gagné, en Arizona, afin de se préparer dans l'éventualité où il recevrait bientôt une offre qu'il espère depuis longtemps. L'auteur de 59 victoires en neuf saisons avec le club de la ligue Can-Am de baseball indépendant n'a encore reçu aucune confirmation, mais il est optimiste à l'idée d'obtenir une autre chance.
«J'ai connu du succès dans les dernières saisons et je suis encore capable de retirer des frappeurs. Je m'améliore à chaque année et je ne suis pas prêt à abandonner mon rêve de jouer dans les majeures. Je suis incapable de lâcher prise même si je vieillis et que la fenêtre se referme avec le temps», expliquait Gélinas, rejoint au téléphone mercredi à Scottsdale.
Le droitier de 32 ans s'entraîne avec Gagné, Philippe Aumont (White Sox de Chicago), Jesen Gygestile-Therrien (Phillies de Philadelphie) et un espoir français d'origine cubaine qui profite du mentorat de l'ancien releveur des Dodgers de Los Angeles.
Pour l'instant, quelques options seraient dans l'air, à l'aube de l'ouverture des camps des majeures, vendredi, et ceux des mineures, le 6 mars. Il est présentement dans l'attente d'une invitation des Blue Jays et lancera prochainement sous les yeux de l'ancien gaucher des Expos Jeff Fassero, aujourd'hui coordonnateur des lanceurs des Reds et ami de Gagné. Le vainqueur du trophée Cy Young en 2003 dans la Ligue nationale moussera aussi la candidature de Gélinas auprès des Dodgers, la semaine prochaine, puisqu'il sera l'un des instructeurs invités à leur camp.
«Il n'y a rien de concret, mais ce sont des possibilités. Éric [Gagné] est convaincu que je vais recevoir une offre intéressante, mais je ne m'emballe pas. Tout ce que je veux, c'est une chance et la saisir. Je pensais l'avoir, il y a deux ans avec les Phillies, et ça n'avait pas fonctionné. Je suis sorti de là avec un goût un peu amer, mais je pense sincèrement appartenir à cette élite», estime-t-il.
Le temps file
Et si rien de débloquait d'ici là, l'ancien choix de 47e ronde des Angeles de Los Angeles (alors d'Anaheim) en 2002 participerait à un camp d'évaluation devant une douzaine de formations, le 1er mars. Lorsqu'on lui demande sa préférence, Gélinas esquisse un sourire.
«Je me verrais bien mal de refuser quelque chose... Si les Blue Jays m'invitaient à leur camp, ça pourrait avoir l'air d'une faveur à cause de Russell [Martin] et des contacts de Michel [Laplante], mais ai-je la marge de manoeuvre pour en attendre une autre? Je ne suis pas trop en position pour négocier», dit celui qui entend dire que les Blue Jays ont besoin de renfort au niveau AAA.
À 32 ans, Gélinas sait que le temps file aussi vite qu'une balle rapide. Ce qu'il vise, c'est un poste dans le AAA. «Je suis pas mal vieux pour le AA, mais je suis prêt à tout faire ce qu'on me demandera. Je suis assez confiant», ajoutait celui qui a hérité du titre de lanceur par excellence de la ligue Can-Am en 2015.