Didier Drogba (à droite) a connu un fort match pour l'Impact en préparant le premier but de l'équipe et en provoquant un penalty qui a permis à Ignacio Piatti de marquer le second.

Kansas City 2/Montréal 2: plus d'attaque, mais pas de victoire

L'Impact de Montréal est toujours à la recherche de l'équilibre qui lui permettra d'enfiler les victoires.La troupe de Mauro Biello a fait preuve de beaucoup de créativité offensive, générant plusieurs occasions de marquer, mais elle a encaissé deux buts à de bien mauvais moments et a dû se contenter d'un verdict nul de 2-2 face au Sporting Kansas City, samedi.
On ne sait trop si c'est le retour au jeu d'Ignacio Piatti qui a fait la différence, mais la formation montréalaise a amorcé le match sur les chapeaux de roues en déstabilisant la défensive adverse à plusieurs reprises.
Piatti sur un penalty, à son premier match en près d'un mois, et Lucas Ontivero ont même fourni l'avance à l'Impact à deux occasions, mais cette fois, c'est la défensive qui a flanché, elle qui avait été parfaite à ses deux dernières sorties.
Dom Dwyer, qui semble bien s'y plaire sur la pelouse du Stade Saputo, a inscrit ses huitième et neuvième buts en 11 matchs en carrière contre l'Impact pour ramener les siens dans le match à chaque occasion.
«Je dis à mes gars de rester concentrés et de gérer le momentum, a expliqué Biello. Quand une équipe se fait compter, c'est normal qu'elle augmente l'intensité, mais c'est à nous de maintenir cette intensité. Ça été trop facile pour eux et ç'a cassé tout le rythme»
Ambiance lourde
Bien sûr, l'Impact a été en mesure d'amasser un point au classement, mais on sent que les six verdicts nuls en neuf rencontres commencent à peser lourd dans le vestiaire montréalais.
«Il y a une pression parce qu'on n'a pas de victoire, a lancé le défenseur Ambroise Oyongo. Il faut qu'on se remette en question. Il faut vraiment qu'on se bouge et qu'on essaie de prendre les prochains trois points à la maison, sinon on va continuer de douter de l'équipe.»
«On rentre dans ce vestiaire et on a le sentiment qu'on a laissé deux points parce qu'on a eu deux avances, a pour sa part résumé le capitaine Patrice Bernier. C'est dommage, mais on dirait que quand on défend bien, on ne marque pas, et quand on marque, on prend des buts à des mauvais moments.»
L'Impact aura l'occasion de signer un premier gain depuis le 28 mai, et peut-être de trouver l'équilibre entre l'attaque et la défense, lorsqu'il affrontera le Revolution de la Nouvelle-Angleterre, samedi, au Stade Saputo.
Après avoir obtenu plus de chances dans les 15 premières minutes de jeu que pendant sa prestation fade de la semaine dernière, une nulle de 0-0 contre le Crew de Columbus, l'Impact a frappé dès la 16e minute - et de brillante manière.
Didier Drogba a servi une tasse de thé à deux joueurs du Sporting avant de centrer le ballon vers le défenseur Hassoun Camara, monté sur le flanc droit. Ce dernier a fait dévier le ballon vers Ontivero, qui a complété de la tête en moins de deux.
Le Sporting a répliqué presque immédiatement par l'entremise de Dwyer.
Après quelques minutes de répit, le onze montréalais s'est remis à la tâche. Kyle Bekker a servi une longue passe à Drogba dans la surface, et ce dernier a été fauché par Jimmy Medranda, obtenant du même coup un penalty. L'Ivoirien a laissé Piatti s'élancer et il n'a pas raté sa chance de propulser les siens en avant 2-1 à la 39e minute.
L'Impact a raté la chance de concrétiser certaines occasions au retour du vestiaire et le Sporting en a profité pour créer l'égalité. Dwyer a surpris Bush avec une frappe précise au poteau extérieur à la 59eminute, jetant une douche d'eau froide chez les 20032spectateurs.