À ses débuts dans la LNH, jeudi, le défenseur Noah Juulsen a joué 17:44 et terminé le match avec un différentiel de + 2. Au-delà des chiffres, c’est le calme et la confiance du défenseur de 20 ans qui a surtout semblé impressionner ses coéquipiers.

Juulsen a passé son premier test avec succès

BROSSARD — De sa position devant le filet du Rocket de Laval, Charlie Lindgren a remarqué depuis le début de la saison à quel point Noah Juulsen joue avec calme. Le gardien sait maintenant que le défenseur de 20 ans n’est pas du genre à trop s’énerver à l’extérieur de la patinoire non plus.

Pour illustrer à quel point Juulsen ne semblait pas trop stressé à l’idée de vivre son baptême de feu dans la LNH, Lindgren a raconté une anecdote survenue quelques heures avant le duel de jeudi contre les Rangers de New York.

Hébergés dans le même hôtel, le gardien et le défenseur sont arrivés ensemble au Centre Bell en taxi. Il ne s’agissait toutefois pas du plan initial.

«À 16h20, après ma sieste, j’ai appelé le valet de l’hôtel pour qu’il amène ma voiture à l’entrée à 16h40, car nous devions arriver à l’aréna à 17h», a relaté Lindgren. «Il est 16h45, et ma voiture n’est pas là. Ce sera le premier match de Noah et de toute évidence, je n’ai pas encore beaucoup d’ancienneté dans la Ligue. Il n’est donc pas question d’arriver en retard. À 16h47, nous montons dans un taxi. Pendant que je m’inquiétais à l’idée d’arriver en retard, Noah est encore bien calme et me dit : “Nous avons encore dix minutes”. Alors, non, il n’était pas nerveux.»

De sa position sur le banc des joueurs, Lindgren a ensuite vu le jeune défenseur offrir une performance convaincante. «J’ai trouvé qu’il avait été excellent. Je l’ai dit hier [jeudi], chaque fois que je suis sur la patinoire avec Noah, je me sens très à l’aise. C’est tout un compliment qu’on peut faire à un défenseur.»

Alzner impressionné

Selon Lindgren, Juulsen joue toujours avec beaucoup de sang-froid et est ce type de joueur qui semble toujours réussir le bon jeu. Karl Alzner, qui a été son partenaire de jeu contre les Rangers, a émis des propos presque identiques, vendredi.

«Il a été vraiment impressionnant. Je l’avais vu brièvement pendant le camp d’entraînement et j’avais été étonné. Mais hier [jeudi], ç’a été incroyable de le voir jouer avec autant de sang-froid et de confiance. Il semble comprendre de la façon dont le jeu se développe sur la patinoire.»

Après le match, Juulsen avait eu de bons mots à l’endroit d’Alzner et de la façon qu’il l’avait aidé. Informé de ces compliments, le vétéran a paru agréablement surpris et même un peu gêné.

«J’essayais de communiquer un peu plus qu’en temps normal, de l’avertir de ce qui se dirigeait vers lui et quelles étaient ses options. Une bonne communication entre partenaires de jeu et coéquipiers de trios peut mener loin. Je ne pense pas qu’il aura besoin d’être guidé bien longtemps.»

«Ce n’est qu’un match et c’est difficile d’en être totalement certain, mais de l’entendre parler sur la glace et décider à quel moment effectuer des permutations, ça démontre qu’il comprend le jeu. Il n’était jamais dans une mauvaise position. Il a été solide. Il me donne l’impression d’être un joueur très intelligent.»

Une douzaine d’heures après ce premier match, Juulsen a admis qu’il lui avait fallu un peu de temps pour trouver le sommeil. «Ce qui m’est arrivé, c’est le rêve de beaucoup de jeunes. J’ai reçu beaucoup de textos de la part de membres de ma famille et de mes amis et j’ai répondu à la grande majorité, pour les remercier.»