L’arrière droitier de 17 ans Justin Barron est promis à un bel avenir dans la LNH, selon l’entraîneur-chef des Mooseheads.

Justin Barron, «un vrai de vrai»

HALIFAX — Les Mooseheads sont remplis de talent. Le club junior de Halifax s’avère une pépinière de bons joueurs depuis plusieurs années et le prochain diamant à sortir de la mine néo-écossaise s’appelle Justin Barron, un p’tit gars de la place, en plus.

«C’est un vrai de vrai», atteste l’entraîneur-chef Éric Veilleux, à propos de son défenseur natif de Halifax. «La façon dont il s’entraîne, dont il se comporte. Et c’est un très, très bon individu. C’est un des bons défenseurs que j’ai coachés. Il va sortir de bonne heure au repêchage, ça c’est sûr», confirme Veilleux.

Qui parle ici de la sélection de la LNH en... 2020. Car l’arrière droitier de 6’ 2” et 187 lb n’a encore que 17 ans. Les spécialistes évoquent Barron aux côtés des Alexis Lafrenière, Quinton Byfield et Lucas Raymond, les gros noms de cette future cuvée.

«En ce moment, ce n’est pas important pour moi. Je me concentre sur notre équipe et ce qu’il faut faire sur la glace maintenant», a commenté Barron au Soleil, il y a quelques jours, alors que la série Remparts-Mooseheads était au coude à coude.

Six joueurs des Mooseheads ont été choisis tôt en première ronde de la LNH dans les six dernières années : Filip Zadina (2018, 6e), Nico Hischier (2017, 1er), Timo Meier (2015, 9e), Nikolaj Ehlers (2014, 9e) , Nathan MacKinnon (2013, 1er) et Jonathan Drouin (2013, 3e).

La tradition devrait se poursuivre pour huit en huit avec Raphaël Lavoie, grand attaquant très en vue cette année, puis Barron, l’an prochain.

À noter que l’alignement actuel des Mooseheads contient huit joueurs repêchés dans la LNH — Groulx, Durandeau, Safin, Morand, MacIsaac, Ryczek, Chainey, Gravel — contre un seul chez les Remparts — Kurashev.

Frérot dans la NCAA

Auteur de 41 points et d’un différentiel de + 42 en saison, Barron veut bien par contre jaser de son amitié avec l’attaquant des Remparts Andrew Coxhead, contre qui il a joué tout au long de sa jeunesse, et de la décision de son frère Morgan de tourner le dos à la LHJMQ au profit de la NCAA.

«Andrew et moi, on s’entraîne ensemble l’été. On s’est parlé un peu pendant la série, mais on n’a pas fait de pari. Il est l’un de mes bons amis. C’est un bon compétiteur et c’est plaisant de l’affronter», dit-il à propos de Coxhead, qui vient lui aussi du coin et qui porte aussi le même numéro 20.

Morgan Barron, un centre de 20 ans de 6’ 3”, évolue quant à lui depuis deux ans avec le Big Red de l’Université Cornell, dans l’État de New York.

Au contraire de son frère, Morgan a tourné le dos au junior canadien et aux Sea Dogs de Saint-Jean, qui l’avaient repêché en 2015.

«J’ai moi-même examiné la possibilité d’aller dans la NCAA. Mais quand Halifax m’a repêché [2017], j’étais très excité. J’ai senti que les Mooseheads étaient le meilleur endroit pour moi, la meilleure option afin d’aller plus loin dans ma carrière de hockeyeur», explique-t-il.

L’objectif est maintenant d’un jour affronter son grand frère dans la LNH, les Rangers de New York ayant repêché Morgan en 2017. «C’est le but! Puisqu’il a trois ans de plus que moi, on n’a jamais joué ni ensemble ni contre, alors ce serait vraiment cool