Justify se familiarise avec la piste sur laquelle il pourrait inscrire son nom dans l’histoire de la Triple couronne.

Justify en quête de la Triple couronne

NEW YORK — Bob Baffert a fait tout ce qu’il pouvait avec Justify. C’est maintenant au poulain invaincu — et à Dame chance —de tout faire pour ajouter son nom à la liste des vainqueurs de la Triple couronne.

Justify tentera de devenir seulement le deuxième cheval invaincu à gagner la Triple Couronne, après Seattle Slew en 1977. Il semble avoir bien récupéré après des victoires au Derby du Kentucky Derby et au Preakness, mais la course la plus épuisante est à venir.

Justify devra lutter sur 1,5 mille contre neuf rivaux, samedi, pour gagner le Belmont Stakes et devenir le 13e vainqueur de la Triple Couronne. «Il commence à apprécier la piste, il est bien, il ne pourrait pas être en meilleure forme, c’est un cheval qui est pleinement épanoui», a noté Buffert. «Il m’a mordu la main il y a quelques jours, c’est un sacré caractère, sa patience se limite à cinq secondes, pas plus.»

Baffert a vu trois de ses protégés échouer avant qu’American Pharoah ne mette fin à une disette de 37 ans en remportant la Triple couronne, en 2015. Il sait donc à quel point il s’agit d’un exploit difficile à accomplir. Plusieurs facteurs peuvent aider ou nuire au cheval, incluant un mauvais départ, une erreur du jockey ou une malchance.

En 2002, War Emblem avait presque chuté sur ses genoux en quittant la porte de départ et il s’était contenté du huitième rang. En 2004, Smarty Jones menait par quatre longueurs et semblait destiné à faire sa place dans la légende, avant de s’effondrer dans le dernier droit et d’être battu par une longueur.

En plus de la distance éprouvante, la piste a aussi ses particularités. Les chevaux et les jockeys ne sont pas habitués aux pistes de 1,5 mille aux États-Unis, où les sprints sont importants. Certains attaquent trop tôt et manquent d’énergie à la fin. D’autres attaquent trop tard et manquent de temps pour rattraper les meneurs.

«Il faut placer le cheval dans de bonnes conditions pour qu’il soit à l’aise», a expliqué le jockey Smith. «Justify a une vitesse de croisière naturellement élevée.»

Comme Elvis...

Justify n’a pas couru à l’âge de deux ans, mais a vite rattrapé le temps perdu. Il a une fiche de 5-0 depuis sa première course, le 18 février.

«Je ne pourrais être plus heureux», a dit Baffert. «Il me rappelle American Pharoah à son arrivée ici. J’ai été surpris par la manière dont il a géré l’ambiance au Derby, avec la foule, et au Preakness. Partout où il passe, les gens crient et il ne fait que les regarder comme s’il les remerciait. Quand il va se présenter samedi, ce sera comme si c’était Elvis.»

Parmi les dix chevaux engagés, figure également Gronkowski, dont le propriétaire est Rob Gronkowski, l’ailier rapproche des Patriots de la Nouvelle-Angleterre (NFL).  Avec AFP