Après avoir essayé plusieurs sports, les jumeaux Alexandre et Philippe Duval se sont découvert une passion pour le basketball.

Jumeaux et... coéquipiers aux Jeux du Québec [VIDÉO]

Même s’ils sont atteints tous les deux d’ataxie, une maladie neuromusculaire, les jumeaux Alexandre et Philippe Duval n’ont pas l’intention de se priver du plaisir de faire du sport. À leurs premiers Jeux du Québec, ils portent les couleurs de l’équipe de basketball en fauteuil roulant de la région de la capitale nationale et ont un plaisir fou sur le terrain.

«C’est un de nos amis qui recrutait pour son équipe de basketball qui nous a amenés à pratiquer ce sport il y a deux ans. Il disait qu’on était assez autonomes physiquement pour jouer au basket», explique Philippe, le numéro 4, qui porte les lunettes vertes. «On a tout de suite aimé ça. On aime rouler, on aime faire des passes», ajoute Alexandre, le numéro 12, aux lunettes rouges. Car même si ce n’est pas le cas pour leur entraîneur Joss Hawey ou leurs parents, certains ont parfois de la difficulté à différencier un frère de l’autre.

Du hockey au basket

Les deux adolescents résident à Lévis, mais fréquentent l’école Madeleine-Bergeron de Cap-Rouge, qui accueille les élèves handicapés. C’est la raison pour laquelle ils représentent la capitale nationale plutôt que la Chaudière-Appalaches aux Jeux du Québec.

Tout sourire, leur père Patrick les regarde évoluer sur le terrain. «Ils ont essayé plusieurs sports avant, comme le hockey cosom et le soccer, mais c’est vraiment avec le basket que ça a cliqué. Ils adorent ça, je n’ai pas besoin de les pousser pour qu’ils aillent à l’entraînement le samedi matin», ajoute le papa, qui ne s’inquiète aucunement de voir ses fils pratiquer un sport où les contacts entre les fauteuils amènent parfois des chutes.

«Je ne suis pas inquiet à cause des contacts. Vous savez, j’ai joué au hockey toute ma vie!» poursuit-il. «Et notre entraîneur nous explique plusieurs techniques, entre autres comment tomber pour ne pas se faire mal», ajoute Philippe. «Oui, il faut être tough pour pratiquer ce sport!» ajoute Alexandre, sourire en coin.

De bons mots

Joss Hawey, qui a joué beaucoup de basket en fauteuil roulant avant de transmettre son savoir aux plus jeunes comme entraîneur, n’a que de bons mots pour les frangins. «C’est rare de voir des gars qui ont un handicap sérieux comme eux réussir à jouer au basketball comme ça. C’est un sport pour lequel il ne faut pas que tu sois trop handicapé pour être en mesure de jouer, mais eux, ils se débrouillent très bien! En plus, tout le monde les aime dans l’équipe, ils sont toujours de bonne humeur et ont un bon sens de l’humour.»

Alexandre et Philippe ont l’intention de continuer longtemps à pratiquer leur sport. La défaite serrée subie lundi est loin de les décourager. «On était stressés au début, mais on a passé de beaux moments», indique Alexandre, qui comme son frère rêve un jour de participer aux Jeux paralympiques. «C’est un rêve et je pense qu’il va se réaliser!» lance Philippe, les yeux brillants.