À défaut de pouvoir prendre part au Jamboree comme compétiteur, Julien Canniccioni a au moins la chance de participer à l’événement à titre d’ouvreur de piste.

Julien Canniccioni né 28 jours trop tard

Vingt-huit petites journées ont privé Julien Canniccioni d’une première participation à une Coupe du monde de surf des neiges, cette semaine.

Le jeune athlète de Limoilou s’était inscrit au Jamboree, avait payé son droit d’entrée. On lui avait d’abord souhaité la bienvenue, mais c’était sans compter sur un règlement de la Fédération internationale de ski : un athlète doit avoir 15 ans pour participer à l’une de ses compétitions.

C’est pourtant le cas de Canniccioni. Mais pour le big air de Québec en 2018, les participants devaient avoir atteint le chiffre magique avant le 31 décembre 2017. Julien a fêté son 15e anniversaire le 28 janvier 2018.

«J’étais vraiment content quand j’ai appris que je pouvais faire la compétition, je m’étais préparé mentalement. Finalement, ça me déçoit vraiment de ne pas pouvoir la faire. Mais bon...» a-t-il affirmé, vendredi.

Cette semaine, il doit donc se contenter du rôle d’ouvreur de piste, cet athlète qui s’élance tout juste avant les «pros».

La moitié du rêve

Ce n’est pas une présence officielle en Coupe du monde, mais c’est malgré tout un rêve qui se réalise à moitié. Il y a deux ans, Canniccioni avait fait part de ses intentions en écrivant une lettre aux organisateurs. «Je leur ai écrit sur Facebook pour leur dire que j’aimerais essayer le saut. Mais pour une question d’assurances, ils ne pouvaient pas me laisser le faire. Et ils m’ont aussi écrit : “continue de travailler fort, et peut-être qu’un jour tu vas pouvoir le faire”», a raconté l’adolescent aux cheveux longs.

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C’est devenu réalité cette semaine. Peut-être pas comme il l’aurait voulu, mais quand même. «J’ai des amis qui sont venus me voir pareil, même si je ne fais pas la compé!» a souligné Canniccioni, tout juste après son saut lançant la journée de compétition. «J’ai fait une de mes meilleures manœuvres... Je suis capable de faire mieux, mais sur ce saut-là, j’avais quand même peur de faire plus gros», a-t-il reconnu.

Canniccioni s’entraîne au Relais, avec Team Bueno. Cette saison, il a arpenté le circuit canadien. Il espère pouvoir enfin s’élancer dans une Coupe du monde à Québec l’an prochain, mais préfère se tenir loin des trop lourds objectifs pour la suite de sa carrière. L’équipe nationale de développement demeure toutefois une avenue logiquement accessible, à moyen terme.