Émile Bellerose a pris la décision de partir jouer au football aux États-Unis.
Émile Bellerose a pris la décision de partir jouer au football aux États-Unis.

Jouer au football aux États-Unis: un tremplin académique pour Émile Bellerose

Lorsqu’Émile Bellerose a pris la décision de partir jouer au football aux États-Unis, il ne voyait pas ça comme une décision purement sportive, mais surtout comme un moyen pour lui d’atteindre ses objectifs académiques.

Lui qui jouait la saison dernière comme ailier rapproché pour le Blizzard du Séminaire Saint-François (SSF), vivra une toute nouvelle expérience pour la prochaine campagne alors qu’il portera désormais les couleurs du Blue Tornado de McCallie School, une école chrétienne située à Chattanooga au Tennessee.

«Ça fait longtemps que j’avais ce rêve de partir jouer dans une école américaine. Je considère que c’est une belle occasion pour moi afin d’intégrer une des grandes universités aux États-Unis», a déclaré Émile en entrevue téléphonique avec Le Soleil.

Contrairement aux joueurs qui se joignent à école américaine afin d’accroitre leurs chances d’accéder à la NCAA, Émile maintient que les études passeront toujours avant le football. Toutefois, il écoutera toutes les offres qui lui seront proposées après ses deux années à McCallie. 

S’il est prêt à faire les efforts sur le terrain, il entend redoubler d’ardeur en classe afin de pouvoir étudier le droit dans une des prestigieuses universités de la IVY League.

Un défi de taille se présente à lui, car la compétition est forte pour étudier dans ces établissements. Compétiteur dans l’âme, Émile n’est pas effrayé par celui-ci.

«J’ai l’intention d’exceller en classe pour me faire remarquer des universités», lance-t-il avec assurance. «L’aspect compétitif est très important, car quand tu arrives en classe tu veux toujours être le premier et faire mieux que tout le monde si tu veux atteindre ton but».

Très confiant, le jeune homme s’est rapidement senti à sa place dans son nouvel environnement et il a bien l’intention de profiter au maximum de cette nouvelle expérience.

Jouer aux États-Unis en pleine pandémie

Les plans d’Émile auraient pu être chamboulés par la pandémie de la COVID-19. Même si les États-Unis sont le pays le plus touché par le virus, hors de question pour le jeune homme de faire une croix sur son rêve.

«C’est certain que c’est inquiétant ce qui se passe avec la COVID. Mais ici nous sommes dans un secteur très peu touché. Les joueurs restent sur le campus on ne peut pas aller ailleurs, les règles sont assez strictes pour nous protéger du virus.»

L'ancien ailier rapproché du Blizzard du Séminaire Saint-François (SSF) portera désormais les couleurs du Blue Tornado de McCallie School, une école chrétienne du Tennessee.

Émile reconnait également la chance qu’il a de jouer cette saison, alors que ça ne sera pas le cas de son frère aîné Philippe, qui évolue avec les Ravens de l’Université de Carleton en Ontario.

En juin, trois des quatre conférences de USPORTS ont confirmé qu’elles suspendaient leurs activités pour la saison 2020-2021. Une bien mauvaise nouvelle pour les footballeurs hors Québec.

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«Je me sens énormément privilégié et c’est une situation qui m’a encore plus convaincu d’aller aux États-Unis, car c’est l’endroit où je voyais que j’avais le plus de chance de jouer au football cette année».

La barrière de la langue

La première chose qui a frappé Émile à son arrivée au Tennessee, c’est bien entendu la réalité linguistique.

Habile en anglais, il a tout de même confié qu’il a dû s’adapter rapidement à cette nouvelle situation.

«C’est très rapide, on arrive et le français prend le bord tout de suite. Ton anglais doit être à un bon niveau sinon tu vas avoir de la misère à te faire comprendre».

Et sur le terrain c’est une autre paire de manches. «C’est une adaptation entre traduire ce qu’on nous dit et l’exécuter sur le terrain», ajoute-t-il.

Par chance, Émile n’est pas seul dans cette situation. Il fait partie d’un groupe de trois Québécois, qui seront les premiers à enfiler le maillot du Blue Tornado. Il est accompagné de Thomas Pilon et Kenzy Paul des Dynamiques du Collège Charles-Lemoyne. «C’est un support de les avoir ici c’est certain».

Et du côté de la prononciation de son nom, comment se débrouillent ses nouveaux coéquipiers?

«Étonnamment, ils prononcent très bien mon nom», conclut-il d’un ton amusé.