Bobby Jones

Jones rêve encore aux ligues majeures

Le premier championnat de Bobby Jones comme gérant des Miners de Sussex a amené l’ancien artilleur des Rockies du Colorado, des Mets de New York, des Padres de San Diego et des Red Sox de Boston à rêver de nouveau aux ligues majeures.

«Bien sûr que je serai de retour l’an prochain [comme gérant des Miners], à moins qu’on me congédie mais je ne crois pas que ce sera le cas!» a lancé Jones, cigare au bec, durant les célébrations d’après-match samedi. «Mais on ne sait jamais non plus, des opportunités pourraient se présenter», s’est-il empressé d’ajouter.

«Mon but était de gagner un championnat. C’est fait. Et maintenant, le but est de répéter l’exploit l’an prochain, mais mon but ultime demeure toujours d’être un jour gérant dans les ligues majeures», a confié celui qui se sent véritablement dans son élément dans les fonctions qu’il occupe depuis trois ans avec les Miners.

«Je suis heureux ici, j’ai vécu plein de belles choses et l’équipe a de très bons propriétaires. J’adore ce sport, je veux me rendre dans les niveaux les plus élevés en gravissant chaque échelon», indique celui qui ne dirait pas non à un poste dans le baseball affilié. 

Affirmant avoir des amis qui sont gérants ou directeurs généraux dans les majeures, Jones avoue avoir la piqûre de se retrouver à la tête d’une équipe de balle depuis le début des années 90. 

«J’ai toujours voulu diriger une équipe. Quand j’avais 19 ans, je jouais à un jeu [de simulation] qui s’appelle Strat-O-Matic et aussi au jeu vidéo All Star Baseball. J’aime le baseball, j’aime les chiffres et le jeu d’échecs qui se déroule entre les deux gérants.»

Avant de diriger les Miners, Jones avait été instructeur des lanceurs pour les équipes de deux écoles secondaires du New Jersey ainsi que dans des académies de baseball du Garden State.

Affaire de famille

Alors que son fils Breyln entame sa dernière année comme arrêt-court pour l’équipe de son école secondaire, Bobby Jones prévoit aussi avoir davantage de temps à consacrer au sport la saison prochaine.

«Breyln va jouer au baseball à l’Université et, qui sait, peut-être qu’un jour on se retrouvera dans la même équipe? Ce serait bien car, chez nous, le baseball est une affaire de famille.»

Rien de bien surprenant puisque Breyln est né à l’automne 2000, alors que Papa était dans l’abri des Mets de New York, qui affrontaient alors leurs rivaux des Yankees en Série mondiale. 

Le gaucher, qui avait alors comme coéquipier un lanceur droitier nommé aussi Bobby Jones, n’était pas sur la liste des joueurs actifs des Mets mais avait donné un bon coup de pouce aux siens dans le dernier droit du calendrier régulier en septembre. 

«Ça ne s’invente pas, Breyln est né le matin où nous avons gagné notre unique match de la Série mondiale. Pas surprenant qu’il ait grandi dans le baseball», termine-t-il.