Jonathan Breton-Robert connaît un fort début de saison, cumulant 12 réceptions pour 169 verges et un touché.

Jonathan Breton-Robert attendu de pied ferme au CEPSUM

Jonathan Breton-Robert n'a plus besoin de présentation chez les partisans des Carabins. Sans l'incroyable performance du petit receveur du Rouge et Or au CEPSUM, en novembre dernier, la Coupe Dunsmore se trouverait probablement encore à l'Université de Montréal.
«Il y a toujours de l'adversité quand on joue au CEPSUM. On n'est pas les bienvenues et c'est ce qui est plaisant. Ça donne un petit plus quand tu te retrouves dans un environnement comme ça», expliquait Breton-Robert, mercredi, après l'entraînement du Rouge et Or. 
Lui, tout particulièrement, sera attendu de pied ferme sur le terrain synthétique au pied du Mont-Royal, samedi après-midi, quand les siens rendront visite aux Carabins. Les Bleus et leurs partisans ont appris à leurs dépens, l'an dernier, que derrière le petit gabarit et le sourire enfantin du 87 du Rouge et Or se cache un athlète explosif au sang-froid à toute épreuve. 
Devenu partant en cours de saison l'an dernier, le receveur recrue avait fait sa fête à la tertiaire de Danny Maciocia, le 12 novembre. D'abord en multipliant les attrapés impossibles pour 161 verges de gain, puis se chargeant lui-même de passer le ballon à son quart-arrière Hugo Richard pour le touché victorieux sur un désormais célèbre jeu truqué. «Considérant l'enjeu, je pense que c'est mon meilleur match en carrière, mais c'était l'an dernier. C'est une nouvelle saison et une nouvelle équipe», pointe le principal intéressé. 
Impact majeur
Une nouvelle saison, certes, mais avec déjà 12 réceptions pour 169 verges et un touché, Breton-Robert semble reprendre exactement là où il l'avait laissé en novembre. 
Pourtant, malgré une carrière collégiale productive avec les Faucons de Lévis-Lauzon, rares sont ceux qui le voyaient avoir un impact si immédiat chez le Rouge et Or. La saison dernière, l'athlète de 5'10 et 175 livres se greffait à un corps de receveurs où de talentueux vétérans attendaient leur tour depuis des années. 
Dans une équipe qui se targue d'offrir à tous une chance de gagner un poste de partant, Breton-Robert a sauté sur les opportunités, explique le coordonnateur offensif Justin Ethier. «Dès le début, il est arrivé en travaillant fort et sans se poser de question. Sa place, il l'a gagné.»
N'allez toutefois pas croire que le joueur de deuxième année s'assoit sur ses succès de 2016. «Je suis content de mon début de saison, mais j'en veux toujours plus. C'est la marque de tout compétiteur.»
NOTES : Souffrant d'une sévère entorse à la cheville subie lors de la victoire de 50-14 contre les Redmen, vendredi, le receveur Marc-Antoine Pivin s'absentera vraisemblablement quelques semaines. Le géant Alexandre Savard (6'5'', 242 livres) pourrait obtenir le départ en son absence... Nommé joueur défensif de la semaine au Québec mardi, le plaqueur du Rouge et Or Vincent Desjardins a reçu la même distinction à l'échelle nationale, mercredi. Le joueur de troisième année a amassé 3,5 plaqués, dont 2,5 pour des pertes, contre les Redmen. 
Jean-Philippe Lévesque face à ses amis des Faucons
L'ancien des Faucons de Lévis-Lauzon Jean-Philippe Lévesque a choisi de se greffer à la défensive des Carabins, la saison dernière.
Alors que plusieurs de ses coéquipiers chez les Faucons de Lévis-Lauzon n'ont que traversé le fleuve vers le PEPS à l'issue de leur carrière collégiale, joignant les rangs du Rouge et Or, Jean-Philippe Lévesque s'est plutôt exilé à Montréal, la saison dernière. Comme Alex Cromer-Émond quelques années avant lui, le convoité secondeur originaire du Bas-du-Fleuve a choisi de se greffer à la défensive des Carabins.
Vaincu par plusieurs de ses anciens coéquipiers en Coupe Dunsmore, Lévesque assure ne pas vraiment avoir reparlé de la défaite en question avec les Jonathan Breton-Robert, Samuel Lefebvre et autres ex-Faucons du Rouge et Or. «J'ai passé l'été à Montréal, alors on s'est peu vu. Mais c'est sûr que ce qu'on a vécu pendant trois ans à Lévis-Lauzon, on ne peut pas effacer ça. On est encore de très bons amis.»
Cette saison, le départ du vétéran secondeur central Frédéric Chagnon vers les professionnels a ouvert un poste de partant chez les Bleus qui semble taillé sur mesure pour Lévesque, une machine à plaquer durant son parcours collégial. La lutte pour voir du terrain est cependant féroce, raconte le joueur de deuxième année. «Je savais en venant ici que je joignais le groupe de secondeur avec le plus de profondeur au pays. Les gars peuvent tous jouer les deux positions. On ne va savoir que samedi qui est partant et qui fait partie de la rotation.»
Si l'athlète de Rivière-du-Loup obtient le départ au centre, il sera souvent bloqué par son ami Lefebvre, garde à gauche partant du Rouge et Or. «Dans le feu de l'action, je ne pense pas au fait que c'est Sam qui me bloque ou un autre. Ça va vite. C'est plus après quand on regarde le film qu'on peut voir comment on a fait l'un contre l'autre.»