Brillante lors des deux derniers Jeux olympiques, la présence de Marie-Philip Poulin au camp d'Équipe Canada n'est aucunement surprenante.

JO: Poulin et Desbiens au camp d'Équipe Canada

Marie-Philip Poulin et Ann-Renée Desbiens font partie des 28 hockeyeuses canadiennes invitées au mois d'août à Calgary pour le processus de centralisation des forces en vue du tournoi olympique de Pyeongchang, en 2018.
Conçue à la fois pour préparer l'équipe et déterminer quelles joueuses en feront partie, la centralisation est un processus épuisant au cours duquel les athlètes vivent une large palette d'émotions, certaines pénibles. «Oui, il y a des moments difficiles pendant ces mois, mais on reste ensemble et c'est comme ça qu'on bâtit une chimie», a affirmé Poulin, jeudi, lors d'une conférence téléphonique. «Des deux processus du genre que j'ai vécus, les seuls moments dont nous parlons encore sont les plus difficiles. Maintenant, nous en rions, même si ce n'était pas le cas quand c'est arrivé.»
L'annonce de cette liste des meilleures joueuses au pays se fait sur fond de déception. Le Canada a subi une défaite crève-coeur en prolongation contre les Américaines en finale des Mondiaux, il y a un mois. Une motivation supplémentaire, a admis Poulin. «Pour nous, d'avoir ça derrière la tête, d'avoir 28 filles qui vont s'entraîner fort chaque jour, je pense que c'est un plus», a réagi l'athlète de Beauceville.
La nomination de Poulin n'a rien d'une surprise. Elle a brillé lors des deux derniers JO. D'abord en inscrivant les deux buts dans une victoire de 2-0 en finale contre les Américaines à Vancouver (2010). Puis, quatre ans plus tard, en marquant le but égalisateur en fin de troisième, puis celui de la victoire en prolongation contre ces éternelles rivales, à Sotchi.
La présence de Desbiens s'explique en grande partie par ses récents succès avec l'Université du Wisconsin. En mars, l'athlète de La Malbaie a reçu le trophée Patty-Kazmaier, remis à la joueuse par excellence du hockey universitaire féminin aux États-Unis.