Même si elle se spécialise dans les épreuves de distance, c’est une bonne performance en sprint qui a permis à la fondeuse Cendrine Browne de décrocher sa place pour les Jeux olympiques de PyeongChang.

JO : plan B payant pour Cendrine Brown

Cendrine Browne a dû utiliser son plan B, mais elle a mis celui-ci à exécution plus vite que prévu, vendredi.

Grâce à sa belle journée lors du sprint des sélections olympiques au Centre national d’entraînement Pierre-Harvey (CNEPH), l’athlète de Saint-Jérôme a décroché sa place pour le grand rendez-vous des sports d’hiver! Pourtant une spécialiste des épreuves de distance, Browne a brillé lors du sprint présenté sur les pistes du mont Sainte-Anne.

Deuxième lors des qualifications, l’athlète de 24 ans a ensuite pris le quatrième rang de la grande finale. Le système de pointage des sélections lui a permis de se tailler l’une des deux places olympiques disponibles en fin de semaine. Car la grande gagnante du jour, Dahria Beatty, avait déjà son billet pour PyeongChang.

«Je suis vraiment surprise et soulagée», a affirmé Browne, avant de recevoir la confirmation officielle de sa sélection. «J’étais quand même pas mal stressée cette semaine. Je me disais : “C’est des grosses courses; c’est mon plan B, pas mon plan A; peut-être que je ne réussirai pas.” Je n’ai rien pris pour acquis.»

Un plan B, car Browne espérait se préqualifier dès les épreuves de l’automne, en Coupe du monde. Celle qui s’entraîne au CNEPH a toutefois été incapable de décrocher le top 30 nécessaire.

«C’est sûr que ç’a été une déception. Mais en même temps, je suis contente d’être ici. L’ambiance est super, j’entends mon nom sur le bord de la piste, je vois des gens que j’aime qui sont venus m’encourager...»

Browne est capable d’encouragements, elle aussi. Elle l’a prouvé lors d’un beau moment, vendredi, en consolant sa coéquipière Katherine Stewart-Jones, qui venait de franchir le fil d’arrivée de la finale en troisième place. Cette dernière espérait mieux du sprint et n’a pu retenir ses larmes. «Il te reste encore deux courses», a insisté Browne avec le sourire.

D’autres places?

Pour l’instant, le Canada détient huit billets en ski de fond pour les Jeux olympiques : quatre pour les femmes, autant pour les hommes. Mais d’autres pourraient s’ajouter dans les prochaines semaines, explique Louis Bouchard.

«Normalement, il devrait s’en libérer le 25 janvier. Mais peut-être qu’il n’y en aura pas non plus. Alors il faut vivre un peu avec l’idée qu’il y a huit places disponibles», a indiqué l’entraîneur-chef de l’équipe nationale.

De son côté, Frédérique Vézina fondait peu d’espoir sur le sprint de vendredi, où son parcours s’est arrêté en quarts de finale. Mais elle espère frapper un grand coup dans l’une ou l’autre des épreuves de distance, sa spécialité, soit le 10 km style classique prévu dimanche ou le skiathlon prévu mardi.

«Il n’y a pas beaucoup de places disponibles. Mais comme j’aime dire : il n’y a rien d’impossible. Je suis chez moi, je connais bien les parcours. Ça va être une belle bataille dans les prochains jours», a dit l’athlète de Saint-Ferréol-les-Neiges, 23 ans, membre du CNEPH.

Depuis le début de la saison, Vézina a récolté deux tops 10 en quatre épreuves de la Coupe Nor-Am, dans l’Ouest canadien, dont une quatrième place. «Aujourd’hui pour elle, c’était plus un échauffement», a expliqué Bouchard. «Elle est en bonne forme, elle est en bonne position pour donner son maximum.»