Afin de conserver les candidatures de Los Angeles et de Paris, le président du Comité international olympique Thomas Bach avait avancé l'idée d'une attribution simultanée des JO de 2024 et de 2028.

JO : la semaine du qui perd gagne

Le CIO entame dimanche à Lausanne une semaine décisive pour l'avenir des Jeux olympiques, avec comme point culminant une session extraordinaire mardi où doit être validé un double vote en septembre qui garantira à Los Angeles et Paris d'obtenir les JO soit en 2024, soit en 2028.
Lancée en mars dernier par le président Thomas Bach afin de conserver «deux excellentes candidatures», l'idée d'une attribution simultanée des JO de 2024 et de 2028 lors de la 130e session du CIO le 13 septembre à Lima est donc sur le point de devenir réalité. Adoptée par le gouvernement olympique début juin, la recommandation sera soumise mardi après-midi au vote des cardinaux du CIO et devrait, sauf improbable coup de théâtre, être largement validée.
Reste une inconnue qui ne devrait pas être levée avant septembre : l'ordre d'attribution des Jeux, même si selon les observateurs, Paris semble avoir une longueur d'avance pour 2024, Los Angeles ayant entrouvert la porte début juin à 2028.
1,5 milliard $US d'aide
Avant le vote de mardi, le CIO réunit de dimanche à lundi midi sa commission exécutive qui va devoir trouver un moyen pour que la ville qui passera son tour pour 2024 fasse tout de même figure de vainqueur, même si elle hérite de 2028.
Le CIO, qui garantit 1,5 milliard $US d'aide à la ville désignée pour 2024, pourrait pour ce faire augmenter cette somme de 100 à 200 millions $ pour 2028, même si Bach a assuré début juin qu'on n'a «pas à gratifier quelqu'un à qui l'on offre un cadeau».
Lundi après-midi, Bach accueillera les délégations de Los Angeles et Paris, cette dernière étant emmenée par le président de la République Emmanuel Macron, fervent supporteur de la candidature parisienne. Après lui avoir fait visiter le Musée olympique, le président allemand du CIO conviera les responsables français et américains à un dîner à l'Hôtel Beau-Rivage, dont la cuisine est dirigée par une chef... française triplement étoilée au Michelin, Anne-Sophie Pic.
Un grand oral
Puis mardi matin, chaque ville passera un grand oral devant les membres du CIO suivi d'une séance de questions/réponses, durant au total 75 minutes. Macron pourrait prendre la parole pour défendre le dossier parisien. Une ultime présentation est prévue en septembre à Lima.
Même s'il faudra attendre septembre pour que le nom de chaque ville sorte de l'enveloppe, Paris comme Los Angeles devraient repartir soulagées de Lausanne. Grâce au double vote visant à éviter de perdre deux poids lourds ayant déjà organisé deux fois les JO (en 1900 et 1924 à Paris, 1932 et 1984 à Los Angeles), la capitale française pourrait enfin oublier ses trois échecs précédents, dont le revers cuisant de 2005 à Singapour, quand Londres avait hérité des JO-2012.