Lorsqu’il a acheté les Eagles en 1994, Jeffrey Lurie a promis aux fans de Philadelphie que l’équipe remporterait plusieurs championnats. Maintenant qu’ils ont remporté le trophée George Halas, remis aux champions de la Conférence nationale, les Eagles sont à une victoire d’honorer la parole de leur grand patron.

Jeffrey Lurie tout près d'honorer sa promesse

BLOOMINGTON — Jeffrey Lurie a effectué plusieurs pas de danse au terme des deux victoires en séries de ses Eagles de Philadelphie.

Les caméras ont capté les images de cette danse un peu maladroite, mais le propriétaire de longue date de l’équipe sera très heureux d’animer une immense soirée dansante si les Eagles battent les Patroits de la Nouvelle-Angleterre, dimanche, pour remporter le premier titre du Super Bowl de leur histoire.

«Ce sont les partisans les plus passionnés de la NFL, sinon tous sports confondus», a affirmé Lurie. «Ils prennent ça à cœur et ce sont nos partenaires. Nous voulons gagner pour eux.»

Âgé de 66 ans, Lurie a grandi en tant que partisan des équipes de la région de Boston. Il a même tenté d’acheter les Patriots en 1993, mais Robert Kraft lui a damé le pion. L’ancien producteur de films s’est donc tourné vers les Eagles, qu’il a achetés en 1994 pour la somme de 195 millions $US.

Lurie a promis de remporter plusieurs championnats de la NFL pour une équipe qui n’en a pas célébré un seul depuis 1960. Il est encore en attente du premier. «Nous sommes ici pour gagner un match de football. Je suis concentré sur cet affrontement et sur une victoire au Super Bowl. C’est notre seul objectif.»

Discret et respectueux

Alors que Kraft est très impliqué à l’avant-scène dans la NFL, Lurie travaille plutôt en coulisses et il est très influent. Il fait notamment partie de plusieurs comités de la Ligue.

«Jeffrey n’est pas du genre à lever le ton», a mentionné le président des Eagles, Don Smolenski. «Il ne cherche pas à s’emparer du micro à tout moment, mais lorsqu’il parle, ses paroles font réfléchir. C’est très respectueux et les autres propriétaires l’écoutent.»

Smolenski louange la façon avec laquelle Lurie s’implique dans les décisions concernant le personnel de l’équipe. «Il nous permet de faire ce pourquoi il nous a engagés, mais il trouve aussi une façon de nous pousser à être à notre mieux. Il aime poser plusieurs questions et il veut comprendre la façon de penser. Il veut comprendre le raisonnement derrière chacune des décisions. Il nous soutient, mais il veut d’assurer que nous ayons évalué la situation sur tous ses angles.»

Le vice-président Howie Roseman mentionne un exemple qui a joué un rôle important pour les Eagles. Quand l’équipe voulait dépenser 12 millions $ le printemps dernier pour faire signer un contrat au quart substitut Nick Foles, Lurie a donné son accord. Les Eagles ont donc libéré Chase Daniel, même s’ils lui devaient 5 millions $. Ils ont ensuite offert à Foles un contrat qui incluait 7 millions $ garantis.

«Jeffrey est extrêmement intelligent. Il pose des questions. Ça ne veut pas dire qu’il va empêcher une décision, mais il va se questionner sur notre ligne de pensée. Nous avons besoin de son leadership et de ses conseils», a conclu Roseman.

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EN BREF

Publicités : gros sous, humour... et prudence

Les annonceurs vont mettre à nouveau la somme record de plus de 400 millions $ sur la table à l’occasion du Super Bowl, en prenant soin d’éviter certains sujets. Ainsi, en raison du mouvement contre le harcèlement et pour l’égalité né à Hollywood après l’éclatement de l’affaire Weinstein, vaut mieux éviter le spot à connotation sexuelle, régulièrement utilisé par le passé, prévient Mike Bernacchi, professeur de marketing à l’Université de Detroit Mercy. «Les femmes lui tomberaient dessus, et les hommes aussi. Nous sommes dans une ère différente.» Dans un pays très divisé et gouverné par un président toujours prêt à réagir publiquement sur tous les sujets, «les annonceurs vont vraiment essayer d’éviter tout message ouvertement politique», anticipe Charles Taylor, professeur de marketing à l’Université de Villanova. Certains, tels les bonbons Skittles, le produit ménager Febreze ou les bonbons M&Ms ont résolument pris la tangente et ressorti la carte de l’humour.  AFP

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Cette année, «Gronk» y sera!

L’ailier rapproché des Patriots Rob Gronkowski a terminé de suivre le protocole concernant les commotions cérébrales, ce qui veut dire qu’il pourra jouer dimanche. Meneur des Pats en saison régulière avec 69 attrapés pour 8 touchés et 1084 verges de gains, «Gronk» a affirmé qu’il se sentait d’attaque et qu’il sera prêt à affronter les Eagles. L’ailier rapproché vedette était tenu à l’écart depuis une collision casque contre casque avec Barry Church, des Jaguars de Jacksonville, vers la fin de la première demie de la finale de la Conférence américaine. L’an dernier, il avait raté le Super Bowl contre les Falcons d’Atlanta en raison d’une blessure au dos qui avait nécessité une opération. Concernant sa commotion, il a mentionné que les médecins de l’équipe avaient fait preuve de beaucoup de prudence. «Tout ce temps, on savait que je serais en mesure de jouer [dimanche]. J’ai progressé rapidement et je me sentais bien pendant la semaine de congé.»  D’après AP